Ingliche Titcheur

24 janvier 2012

Lost in translation 2

Lost in TranslationWell ze goude day maille reader darling (bien le bonjour mon lecteur chéri)! 

Tout d'abord, je tiens à te remercier pour tes multiples et judicieuses suggestions de lecture dans les commentaires! Je vois que ma situation t'a bien fait tiep' comme disent les jeunes. Voici donc la pile de bouquins que je vais pouvoir m'avaler pendant mes heures perdues, en attendant que Mamerveille se réveille d'une de ses siestes.  

photo-1

Je sais, je sais, j'aurais pu lire Philip Roth, John Irving et La Couleur des Sentiments en ingliche mais ce sont des livres offerts ou prêtés alors je vais pas faire la fine bouche. Ca me permettra de râler contre les traducteurs. D'ailleurs, je voulais t'entretenir de ce véritable fléau qui touche la société française, ce tic horripilant qui n'appartient qu'à nous, j'ai nommé ce besoin irrépressible de tout traduire en français, ou pire de tout doubler. Pas une série étrangère où l'on ne retrouve les mêmes voix d'acteurs, les phrases qui ne collent pas avec le mouvement des lèvres. Qui a déjà regardé Friends en VF voit de quoi je parle: toutes les blagues tombent à plat, les jeux de mots sont intraduisibles, bref l'horreur quand on est ingliche titcheur et qu'on devine le bon mot derrière le bide français. 

Et puis cette manie de traduire les titres de films! Effectivement, "Coup de foudre à Notting Hill" est bien plus clair que l'original "Notting Hill" (des fois qu'on aurait pas compris qu'il s'agissait d'une comédie romantique). Tu remarqueras que les traducteurs de titres de films français aiment bien expliquer le contenu du titre dans leur traduction (parce qu'on est vraiment trop bête). Et le pire, c'est que les titres sont souvent encore en anglais!

Quelques exemples: 

cruel intentions  sex intentions

Au moins, le spectateur sera bien au courant qu'il y aura de la fesse dans ce film, la subtilité n'étant pas son fort...

Hangover very bad trip

C'est vrai que "La Gueule de bois" n'est pas assez parlant.

upintheair-225x300 intheair-225x300

Là, j'avoue, je comprends pas. C'est le traducteur qui a un égo démesuré et qui voulait quand même changer quelque chose au titre? 

capote-225x300 trumancapote-225x300

Effectivement, juste "Capote" pourrait déclencher des gloussements idiots de la part du spectateur français prépubère et illettré. 

Il y'en a plein d'autres évidemment, mais la liste serait tellement longue! Et toi, tu as des exemples? Fais tourner dans les commentaires!  

Posté par Titcheur à 17:47 - - Commentaires [29] - Rétroliens [0]
Tags :


13 janvier 2012

Help!

220px-HelpRien ne va plus lecteur. C'est horrible, que dis-je, affreux! J'ai presque honte de te l'avouer alors je vais solliciter ta plus grande mansuétude. Par pitié, ne me juge pas. Essaye de comprendre avant de me lancer la première pierre. Avec le bébé, la fatigue, toussa, toussa, j'ai quelques excuses tout de même.

Non. Who am I kidding? Même moi, je ne me pardonne pas l'ignominie intellectuelle dans laquelle me vautre depuis quelques temps. Voilà, pour être tout à fait honnête avec toi, en ce moment, je n'ai plus rien de bien à lire, alors plutôt que de m'abstenir, je lis de la merde. Si. La preuve? Ce passage page 42 d'un roman d'un auteur français (dont je tairai le nom par pudeur) en dit long sur la qualité littéraire de ma lecture du moment: 


"Ses yeux tombèrent sur la couverture du roman de Guillaume Musso qu'elle avait emporté. Habituellement, elle dévorait ses livres, plusieurs décennies de fidélité littéraire à ce maître du thriller romantique. Pourtant, elle était incapable de se concentrer sur l'histoire."


Pouf pouf. Normalement, plusieurs choses doivent te chiffonner: 

- appeler Guillaume Musso "maître du thriller romantique" sans ciller. 

- avoir pour référence littéraire le sus-dit Guillaume Musso. Elle aurait pas pu lire du Proust ou un Harlan Coben? Naaaaan, il fallait que ce soit Guillaume Musso. Et pourquoi pas Marc Levy tant qu'on y est? 

- la syntaxe de la deuxième phrase laisse légèrement à désirer. 

- NAN MAIS POURQUOI ELLE LIT DE LA DAUBE TITCHEUR? 

A cette dernière interrogation, je ne pourrai que répondre par un vague pffffff. Remarque, un dernier soupçon de lucidité m'a tout de même permis de piquer un bon fou rire à la lecture de ce passage. Là où ma santé mentale m'inquiète, c'est que ça ne m'a pas suffit à me décider à cesser de lire ce bouquin. Donc je continue, chapitre par chapitre, à m'infliger une histoire à dormir debout, dont les ficelles sont aussi grosses que prévisibles, le tout rédigé dans un français aussi plat qu'un sandwich SNCF. 

Voilà, lecteur navré, la turpitude littéraire où je suis réduite! Dans un dernier sursaut de dignité, je lance un appel à l'aide: sauras-tu me conseiller une lecture aussi saine que trépidante, un page-turner que je ne pourrai plus lâcher, un de ces livres qui te retourne les tripes et te bouleverse au plus profond de ton âme?

Help! I need somebody. Help! 

Posté par Titcheur à 23:08 - - Commentaires [57] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
12 janvier 2012

Encore une idée à la (Du)kon!

dukan-bacHello cher lecteur! 

J'évoquai furtivement dans mon dernier billet la "fumeuse idée du Dr Dukan bête à bouffer du son d'avoine". Gni? te dis-tu, lecteur svelte et mince. De quoi qu'elle nous cause encore la Titch? 

Evidemment, si tu n'es pas familier du Dr Dukan (attention à bien orthographier son nom, une coquille est si vite arrivée!), tu ne sais peut-être pas ce que c'est que les journées PL (Protéines/Légumes) ou PP (Protéines Pures), le son d'avoine et les cookies à l'édulcorant. Eh bien tu ne sais pas ce que tu rates! Le Dr Dukan, puisqu'il faut tout expliquer, est le gars qui a trouvé ZE bonne recette pour gagner du blé: vendre un régime à base de protéines pures où tout autre aliment que les protéines sont le MAL. Même les fruits sont bannis (saloperies gavées de sucre, comme chacun le sait) et les légumes ne trouvent grâce à ses yeux qu'un jour sur deux (bah oui, y a de l'eau dans les légumes, et l'eau ça pèse lourd ma bonne dame). 

Et ça marche! Tu peux perdre facilement 10 kilos en 1 mois. Forcément, en n'avalant que des protéines toute la journée y a des chances pour que ton corps aille taper dans tes réserves. Sustente toi uniquement à base de blanc de poulet bouilli (miam!), d'oeufs durs, de fromage blanc 0%, de viande des grisons et fais glisser le tout avec des galettes au son d'avoine et tu verras si tes bourrelets résistent longtemps. Et une fois tes kilos perdus, il te suffira de conserver A VIE une journée exclusivement dédiée aux protéines. Bref, tu seras au régime toute ta laïfe et les chewing-gum menthe extra forte seront tes meilleurs amis pour toujours. Oui car un des effets indésirables des protéines à haute dose c'est que ça fait refouler du goulot de façon assez impressionnante. Mince peut-être, mais toxique de la bouche aussi. 

Non content d'avoir mis une bonne partie de la population au régime, voilà-t-y pas que ce brave Dr Dukan, qui a du sniffer trop d'aspartame, se targue de fourrer son nez dans les programmes de l'éducation nationale. 

L'idée géniale du Dr Dukon (oups! la coquille!) est de créer une nouvelle épreuve au bac où les élèves dont l'IMC serait normal gagneraient des points pour l'examen. Entre la Seconde et la Terminales, 6 pesées permettraient de s'assurer que les nains ne se sont pas trop gavés de chips et de Balisto. Les rachitiques et les gros se verraient bien évidemment pénalisés pour leur manque de volonté à rentrer dans la norme. 

Et bien moi, j'applaudis. Quel génie! Quelle force d'esprit! Je dois admettre que je suis éblouie par ce visionnaire qui a tout compris à comment se faire un max de pognon rendre service à la société! 

Eduquons nos nains à se conformer aux canons esthétiques à la mode. Faisons rentrer les futures générations dans un 36 (allez, on tolère le 38). Créons une jeunesse accro aux régimes (si possible celui du Dr Dukan) dès l'âge de 16 ans. Mettons la pression à nos enfants légèrement enrobés pour qu'ils perdent leurs kilos en trop. Gavons nos petits maigrichons au Nutella pour qu'ils prennent les 3 kilos qui leur feront avoir la mention Bien. Et puis enseignons-leur la bonne parole du Dr Dukan et de son régime super équilibré pour être bien sûr qu'ils passent leur vie à essayer de perdre du poids!  

Personnellement, je dis qu'il faut aller plus loin. Je propose au Ministère de l'Education Nationale d'attribuer des points "Beauté" à tout élève soignant son apparence physique selon des critères élaborés par Geneviève de Fontenay. Les moches seront bien évidemment recalés d'office. Faut pas dukanner non plus. 

Posté par Titcheur à 14:25 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
09 janvier 2012

Bref, Mamerveille rigole.

brefRhhhhhââââââ! (cri bestial)

Ca y est, Mamerveille fait la sieste. J'ai enfin quelques minutes pour t'écrire, lecteur oublié. Ne te méprends pas, la chair de ma chair est tiptop niveau sommeil: nuits de douze heures avec grasse mat' jusqu'à 10h le dimanche pour faire plaisir à Môman qui est un peu en mode zombie depuis qu'elle a arrêté la caféine. Y a pas à dire, elle a tout compris cette petite. Par contre, second effet Kiss Cool oblige, elle dort pas des masses la journée. Genre 30 minutes le matin et 1h l'après-midi. Ce qui me laisse finalement peu de temps libre, tu en conviendras.  

Or donc, j'avais commencé à t'écrire un petit billet bien mignon pour Noël. Et puis j'ai pas eu le temps de le finir. Alors j'en ai démarré un autre pour te souhaiter une bonne année 2012 (tiens Bonne Année!! au fait). Et puis j'ai pas eu le temps de le finir. Plein de choses m'ont donné envie de réagir, comme la fumeuse idée du Dr Dukan bête à bouffer du son d'avoine, ou les sioupères velléités de réformes du mode d'évaluation des profs de notre ministère préféré. J'ai découvert plein de blogs sympas que j'ai envie de te faire connaître. J'ai des anecdotes croustillantes sur Tendrépoux et Mamerveille qu'il me tarde de partager avec toi. Bref, j'ai besoin/envie de m'exprimer mais j'ai point le temps mon bon lecteur! J'espère que tu ne m'en voudras pas trop. Non? T'es trop cool. 

Il faut dire que s'occuper d'un bébé de 3 mois prend du temps. Je dois bien perdre 3 heures dans la journée rien qu'à la contempler. Oui, je suis une mère légèrement gaga. J'assume. En même temps, comme ça je suis sûre de ne rater AUCUN de ses progrès. Par exemple, je sais quel jour de sa vie elle a attrapé mon doigt pour la première fois (mardi dernier). Et je peux te dire qu'elle a éclaté de rire pour la première fois samedi soir. Tu me diras, y avait de quoi. Je te situe la scène. 

 

Samedi soir, 19h. Appartement de Titcheur et Tendrépoux. La petite famille est dans la chambre des parents. Tendrépoux décide de faire quelques pompes afin de sculpter son corps de demi-dieu pendant que Titcheur et Mamerveille observent d'un oeil aussi bienveillant que lucide. 

Tendrépoux (en slip en tenue de sport): Une… Deux… pfff… Trois… Houmpf!… Quatre… soufflesouffle… Cinq… étouffeétouffe…

Mamerveille: HIHIHIHIHII!

Tendrépoux s'arrête. Il la regarde. Je la regarde. On se regarde. On éclate de rire. La petite nous regarde et éclate de rire à nouveau. Je pleure. Tendrépoux me regarde, me demande si ça va, je réponds que oui ça va mais que je suis super émue. Je la regarde. Il la regarde. On se tait. 

 

Voilà, lecteur, ce qui s'est passé samedi soir. Tu n'auras pas manqué de noter que: 

1) Mamerveille est très en avance sur son âge. 

2) J'imite très bien Bref. 

3) Mamerveille s'est foutue de la gueule de son père pour la première fois à l'âge de 3 mois. 

Sur ces bonnes paroles, je te laisse, y a Mamerveille qui m'appelle. 

Posté par Titcheur à 17:31 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
20 décembre 2011

J'avais pas compris...

MATERNITY LEAVE 3Bien le bonsoir, lecteur décembriste.

Oui, ce mot n'existe pas. Si j'étais une illustre poètesse, on dirait que je viens de créer un néologisme, on parlerait de licence poétique. Mais comme je suis juste une titcheur lambda, on dira simplement que c'est un barbarisme, un outrage à la langue française et que je devrais être pendue par les coudes pour malmener ainsi notre belle langue, moi qui suis chargée d'éducation auprès de notre vivace jeunesse. 

Oué. Sauf que plus. Ou en tous cas, plus pour quelques temps. Car je t'annonce, cher lecteur, que je prends un congé parental de 6 mois. Après quelques (brèves) hésitations, j'ai décidé que reprendre le boulot en janvier n'avait aucun sens. 

Pédagogiquement, d'abord. Reprendre des classes en cours d'année est assez difficile, tu es sans cesse comparée à ta remplaçante "qui faisait pas pareil et mieux" en général. Comme tu commences à me connaître, tu sais qu'il me faut bien 3 mois pour intégrer les prénoms de tous mes élèves. Tu imagines le ridicule fini de toujours pas se souvenir de qui est Jean-Jason et Marie-Zahia à Pâques? Non, non, non, me suis-je dit. Il vaut mieux préserver tout le monde et laisser à mes nains de lycée l'excellente remplaçante qui officie à ma place depuis septembre afin de ne pas les perturber.  

Maternellement ensuite. Il m'est juste intolérable de ne serait-ce qu'envisager de laisser Mamerveille pour une demi-journée. Alors la laisser à une nounou (faute de place en crèche) qui aura le privilège de tous ses sourires et toutes ses couches atomiques: je dis NON. J'ai encore besoin d'être avec elle, de l'allaiter, de lui chanter des comptines pour l'endormir, de m'extasier devant ses moindres mimiques, de sentir sa tête posée dans le creux de mon cou…  

On m'avait dit "tu verras, un enfant, ça change la vie". Je m'en doutais, mais j'étais loin, très loin du compte. 

Ce n'est pas tant les nuits écourtées, la fatigue ou les sorties moins fréquentes.  Ni non plus la réorganisation totale de ta vie où réussir dans la même journée à prendre une douche ET faire les courses relève du record olympique. Non. C'est ce sentiment d'amour inconditionnel et illimité auquel je n'étais pas préparée.  

Je n'avais pas compris que tout à coup un être humain allait compter à ce point pour moi. Je ne pouvais pas imaginer l'intensité de cet amour, ce coup dans les tripes, cet enivrement total pour un petit être sorti de moi il y a à peine 2 mois. Comment aurais-je pu anticiper un tel chambardement émotionnel? On m'avait prévenue, mais je n'avais pas compris. Je ne pouvais pas comprendre… 

Que dorénavant, il y a ELLE, qui passe avant tout, avant moi, avant Tendrépoux même. Que je l'aime tellement fort que parfois ça fait mal. Que me séparer d'elle m'est, pour l'instant, impossible.  

Alors oui, je prends un congé parental: 6 mois de plus pour finir l'année scolaire. J'ose espérer que la séparation sera moins dure en septembre. Qu'une année (presque) entière passée à profiter d'elle me suffira et me motivera pour reprendre le boulot. Mais j'estime qu'après toutes ces années passées à essayer de la fabriquer, j'ai bien le droit d'en profiter un peu… Non? 

Posté par Titcheur à 18:34 - - Commentaires [35] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,




07 décembre 2011

The sound of silence

Je sais pas toi, lecteur citadin, mais moi en ce moment, je rêve de ça: 

fond-ecran-paysage-enneige 

voire de ça:  

Désert 

allez, à la limite, de ça aussi: 

fond marin 

Le point commun? Même pas des destinations paradisiaques. Ni un désir irrépressible de vacances. Non, juste le silence. Le Silence absolu. A la rigueur, je tolèrerai le bruit du flocon qui tombe sur la couche de neige fraîche, le glissement du scorpion dans le sable ou le son du plancton qui nage mais c'est tout. 

Je fais un burn out auditif, figure-toi. Gni? te dis-tu certainement. Qu'est-ce qu'elle nous invente encore la Titch? Sa naine lui déchire les tympans, c'est ça? 

Que nenni! te répondrai-je. Mamerveille n'a rien à voir là-dedans. Je suis juste en overdose de bruit, je deviens intolérante aux décibels, ce qui n'est pas complètement paradoxal pour une personne dont le métier consiste à 99% à dire à ses élèves d'arrêter de papoter, de bavarder, de bavasser, de discuter, bref, de la BOUCLER! 

Oui, je l'admet, je suis bruitophobe. En même temps, y a de quoi. Laisse moi te décrire mon environnement sonore en ce moment. En bonne parisienne qui vit dans un immeuble, certes fort joli mais pas du tout isolé, voici ce que j'ouïe à longueur de journée.  

Un peu de ça (merci la voisine du dessus). 

chihuahua-7

Tu rigoles, je le sens (si, si, je le sens), mais sache que cette saloperie bestiole émet des couinements insupportables toutes les 5 secondes (j'ai chronométré). C'est le supplice de la goutte version auditive. 

A cela, rajoute une rue très passante (et des fenêtres en simple vitrage). Donc ça nous donne ça:  

scooter

(Ces appareils de torture du lobe devraient être interdits)

Plus ça: 

ratp-bus+ 

(Pratique, le bus qui passe toutes les 3 minutes à l'arrêt situé à 50 m de chez toi... )

Comme on a de la chance, on a aussi ça juste à côté de chez nous: 

pompiers 

Et puis, bien sûr un peu de ça aussi. 

paris-camion-proprete-ville 

En sus, tu peux rajouter ça: 

marteau piqueur

Ca: 

10a perceuse 

Et ça: 

scie circulaire 

Oui, je sais, on est vraiment vernis, l'immeuble en face de chez nous est en travaux jusqu'en juillet 2012. C'était un immeuble de 3 étages, et ils en montent 3 de plus. Je peux voir la progression des travaux depuis ma fenêtre: fascinant…

Je te laisse faire l'addition, lecteur matheux, ça fait cher en décibels. Je t'arrête tout de suite, Mamerveille ne contribue en rien à ce boucan général, cette petite ne pleure jamais (tu as le droit de me détester). Si je n'étais pas aussi gaga de ses  charmants gazouillis je me baladerais toute la journée avec des boules Quiès, mais bon, je prends mon mal en patience et attends Noël où je devrais recevoir le seul cadeau que j'ai demandé: 

Astronaute-Hunter-Freeman

 Paraît qu'on entend moins le bruit du lave-linge et que la NASA fait la taille 2 mois...

Posté par Titcheur à 15:41 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
02 décembre 2011

Et ce n'est que le début…

La commère et sa lorgnette_petiteCe qu'il y a de bien quand tu as un enfant, c'est que tout le monde se sent investi d'une seule et unique mission: te donner son avis, surtout quand on ne lui a pas demandé.  

Déjà, quand j'étais enceinte, mon boucher/ma boulangère/les petites vieilles dans la rue s'autorisaient des remarques amusantes au début, mais carrément soulantes sur la fin. Oui, car figure-toi, frétillant lecteur, qu'il paraîtrait que l'on peut prédire le sexe d'un bébé rien qu'à la forme du ventre de sa mère. Si, si, c'est bien connu, depuis des millénaires et sans erreur possible, de parfaits incultes en obstétrique jouent les devins et ne se plantent jamais (ou alors, une fois sur deux). Or donc, 100% des personnes croisées me prédisaient un garçon (rapport à mon ventre pointu) et s'étonnaient, voire s'indignaient quand je leur disais qu'ils se trompaient puisque l'échographiste était formel, j'attendais une fille. Je devais presque m'excuser de les avoir à ce point déçus et d'avoir remis en doute leurs compétences divinatoires (alors que ça avait pourtant si bien marché sur leur nièce lors de sa 3ème grossesse… incompréhensible…). 

Or donc, maintenant que Mamerveille est là, j'ai droit à cette expérience que tout parent de nourrisson a du vivre également. Je te situe la scène.  

Hall de mon immeuble. 10h30. La concierge est en grand entretien avec une dame d'un certain âge. Appelons la La Vioque pour faire simple. J'arrive avec ma poussette, Mamerveille tendrement emitouflée à l'intérieur, prête à affronter la rudesse automnale. Je salue ma gardienne, son amie se retourne et aperçoit le landau: 

La Vioque:  Aaaaaaaaahhh!!!!! Un bébééééééé! 

Moi: (Gni???) 

 

La vilaine se jette sur la poussette et se penche pour contempler Mamerveille sans aucune considération pour mon regard farouchement désapprobateur (qu'elle garde ses miasmes et son dentier bien en place !). 

La Vioque: Ooooh, le joli petit garçon!!!

Moi: Euh, c'est une petite fille madame. 

La Vioque: Ah bon? Bah elle a une tête de garçon. 

Moi: (GNIIIII???? Tu veux un pain dans ta tronche???) 

 

Elle me jette un coup d'oeil, réalise que je suis sur le point de la frapper avec son cabas et tente misérablement de réparer sa gaffe: 

La Vioque: Oui, enfin, elle est très jolie hein!

Moi:  … 

 

Voilà. Je te rassure, aucune personne âgée n'a été blessée durant cette scène même si je dois avouer que j'ai mentalement imaginé divers sévices à l'endroit de cette malotrue. Mais qu'est-ce que ça peut m'énerver ce genre de commentaires! Pourquoi les gens se sentent-ils autorisés à venir nous faire partager leur insipide avis sur notre progéniture? Est-ce que je leur dis, moi, ce que je pense de leur chihuahua? Est-ce que je viens leur chatouiller le menton en disant "fais risette, fais risette"? 

Dis-moi, lecteur, as-tu des astuces pour faire comprendre à ces gens que Mamerveille n'est pas inscrite au patrimoine de l'humanité? 

Posté par Titcheur à 15:18 - - Commentaires [36] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
22 novembre 2011

Yé commence à sentir la fatigue...

fatigue-lutterHello cher lecteur! 

C'est quand même bizarre, la vie: j'avais commencé à écrire un billet sur la fatigue. Après 6 semaines de maternage, de levage la nuit, de tétées interminables alors qu'il est 3h du mat', de cernes indélébiles et de paupières lourdes, très lourdes, je voulais t'entretenir de cette admirable faculté d'adaptation des jeunes mères.  

Moi qui avais besoin de mes 8 heures de sommeil minimum quand j'étais nullipare, puis de 2 cafés et d'autant d'heures pour vraiment émerger et commencer à être vaguement fonctionnelle, me voilà aujourd'hui complètement au taquet au moindre cri de Mamerveille. Il faut me voir bondir du lit aussi prestement qu'une gazelle femelle gnou (oui, après l'accouchement, ton corps change) quand ma fille réclame son nichon de 3h. Je passe de l'état de sommeil profond à celui d'éveil complet en un quart de seconde et suis même capable de changer sa couche en moins de 5 minutes, lui donner à manger tout en faisant un sudoku avant d'aller me recoucher et me rendormir en moins de 30 secondes. Le tout, en étant fraîche comme une rose le lendemain matin. 

Bon, d'accord, au bout de 6 semaines, la rose est un peu fanée et rabougrie du pétale mais je me targuais de ne pas trop ressembler à une crotte le matin au réveil.  

Voilà de quoi je voulais te parler. J'avais écrit tout un billet, avec des blagues même pas drôles sur les boulettes qu'on peut faire quand on est trop fatiguée mais qu'on veut quand même jouer à la Sioupère Maman (par exemple, faire ses courses sur internet pendant la tétée de 3h est une mauvaise idée si tu ne veux pas commander des trucs dont tu n'as pas besoin et oublier la moitié de ta liste). J'ai tout effacé et tout ré-écrit 3 fois, jamais satisfaite du résultat jusqu'à ce que la vérité me frappe, limpide et évidente: j'étais trop fatiguée pour écrire quelque chose de potable sur la fatigue. 

C'est donc la raison pour laquelle je ne te parlerai pas de ma fatigue post-partum aujourd'hui. D'ailleurs, il a suffit que je prenne cette décision pour que Mamerveille me fasse le plus beau des cadeaux hier: une vraie nuit. 

Par vraie nuit, j'entends plus de 6 heures d'affilée sans avoir à me lever. De 23h à 6h du matin, Mamerveille a dormi du sommeil du juste, et nous aussi. Certes, 6h c'est tôt et elle ne nous a même pas apporté les croissants et le café au lit, mais ça commence à ressembler à un horaire décent pour se lever le matin.  

Je commence donc à imaginer ma future vie de jeune maman dynamique avec mon bébé qui ferait des nuits de 12h (et moi itou), où je rentrerais à nouveau dans mes jeans d'avant grossesse, où j'aurais retrouvé 1) des abdominaux corrects 2) le contrôle de ma vessie et 3) une colonne vertébrale droite. Où on serait tellement détendus du slip, Tendrépoux et moi, qu'on aurait aucun scrupule à faire garder Notremerveille alors qu'elle a même pas 2 mois pour aller se faire un resto-ciné parce que ça nous manque déjà. Où j'aurais repris le boulot avec joie et enthousiasme, cumulant les rôles de Titcheur, de maman et d'épouse accomplie avec une facilité déconcertante. Où en plus j'aurais toujours les cheveux propres et les vêtements dépourvus de traces de régurgitations… 

Tu vois, lecteur chou, ce que le manque de sommeil cumulé peut faire comme dégâts sur le cerveau d'une jeune parturiente? Sevrée de dodo comme je le suis, il ne suffira pas d'un roupillon de 6 heures pour récupérer des fonctions cérébrales décentes… J'ose imaginer, grande naïve que je suis, que la durée du congé maternité a été mathématiquement calculée par nos formidables services administratifs pour coïncider parfaitement avec le rythme des nourrissons, et qu'à 2 mois 1/2 Mamerveille aura déjà calqué son bio-rythme sur mon emploi du temps de Titcheur afin que la reprise du boulot ne soit que douceur et bulles de savon. 

Hein? Comment ça "Retourne te coucher, Titch"? 

Posté par Titcheur à 18:55 - - Commentaires [23] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
09 novembre 2011

I'm back!

I'm_back![1]Hello patient lecteur!  

En cette veille de premier moisiversaire de Mamerveille, je reprends du service. L'appel du clavier est plus fort que la fatigue et les crevasses. En un mot comme en cent: tu me manques, lecteurounet. 

Alors, que te raconter de mes nouvelles aventures de primipare sans dégoûter toutes celles et tous ceux qui se posent encore des questions quant à leur volonté d'engendrer des nains et sans énerver mes collègues primipares voire multipares par un angélisme déplacé ? Hmmm… 

1. Les nuits hachées (menues). 

Certes, une fois mis au monde un nain a tendance à vouloir découvrir cet univers impitoyable à toute heure du jour comme de la nuit. Mais plutôt la nuit. En tant que bon parent, tu accoures donc au moindre pleur à 23h, 1h, 2h12, 4h34 et 6h57. Ah et aussi à 5h23 (mais pour aller faire pipi alors ça compte pas). Certes, tu es déchirée. Mais dis-toi que pendant que tu ne dors pas, tu peux à loisir: 

- t'assurer que ton nain respire

- lire tes mails et répondre au milliard de textos de félicitations que tu as reçus 

- surfer sur des forums en tapant "bébé tète 4 fois par nuit, est-ce normal?" ou encore "bébé n'a pris que 28gr au lieu de 30 aujourd'hui, que faire?"

- re-vérifier que ton nain respire (en même temps, s'il tète, c'est qu'il est encore en vie, mais tu n'es pas très rationnelle à 4h34 du matin)

- faire un sudoku (un fastoche hein, histoire de pas non plus te plomber le moral)

- t'émerveiller de la qualité de succion de Tamerveille

- lire la presse sérieuse pour rattraper ton retard sur ce qui se passe dans le monde ("Kuâââ? Y a une crise en Grèce??? et on ne me dit rien?"). Au bout de 5 minutes, te tourner vers une lecture plus accessible ("Kuâââ? Carla a accouché 9 jours après moi??"). 

- t'endormir comme une merde sur ta naine, elle même endormie au sein et te faire réveiller au bout d'une demi-heure par un Tendrépoux paniqué et persuadé que vous êtes toutes les deux décédées. 

2. L'allaitement (sa race). 

Certes, allaiter est la chose la plus naturelle du monde (mouais). Certes, ton lait est bourré d'anticorps, de minéraux, de vitamines et d'oligo-éléments trop bons pour ton nain. Certes, ton minable bonnet A est un lointain souvenir et ton mari ne te regarde plus dans les yeux depuis longtemps. Certes, la fusion de l'allaitement prolonge agréablement la fusion de la grossesse, ton nain te regarde dans les yeux, sa petite main potelée tendrement posée sur son frigo ton nichon et vous vous noyez avec extase l'un dans l'autre. Certes. 

Ne souhaitant pas briser cette vision idyllique, je ne te parlerai pas de la montée de lait, des crevasses, des engorgements, et autres joies annexes. Suis pas vache non plus (enfin…). 

3. Les couches (atomiques). 

Certes, un nouveau-né est capable de souiller plus de 10 couches par jour. Certes, les pyjamas et leurs saloperies de boutons pression peuvent te rendre chèvre (surtout à 4h34). Certes, ton budget coton-liniment-couches empiète de façon indécente sur ton budget fringues. Mais en même temps, tu peux profiter allègrement de ce moment intime avec ta progéniture pour: 

- lui faire des bisous partout partout sur son petit ventre, ses petits pieds, son petit cou. Profites-en, ton nain ne peut pas encore se défendre! 

- améliorer ton chrono sur l'enfilage de body/pyjama et faire une compèt' avec Tendrépoux (et l'écraser évidemment). 

- oublier une bonne fois pour toutes ton dégoût envers le caca/pipi après t'être fait moult fois faire dessus par ton nain espiègle. 

Bon, là comme ça, on dirait presque que je me plains. Rassure-toi, cher lecteur,  ingrate je ne suis point et je sais reconnaître ma chance. Il se trouve en fait que j'adore la maternité, ma fille me comble et les petits désagréments sus-mentionnés ne sont rien face au bonheur de tenir Mamerveille dans mes bras. 

Et puis je tenais également à te remercier, lecteur chou, pour tous les commentaires et félicitations laissés sur le précédent billet qui nous sont allés droit au coeur à Tendrépoux et moi. 

Posté par Titcheur à 10:22 - - Commentaires [23] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
18 octobre 2011

J'ai le coeur grenadine

B_b_Hello cher lecteur! 

Petit avertissement avant de commencer ce billet: si tu aimes le second degré, la prise de recul et la distance critique, passe ton chemin car tu vas être déçu. Aujourd'hui, ta Titcheur va faire dans le degré zéro de la réflexion rationnelle. Ce billet, une fois n'est pas coutume, va être 30% glucose, 40% essence de bisounours et 30% huile de foie de lapin rose. Te voilà prévenu! 

Et pour cause, j'ai le plaisir de t'annoncer la naissance de ma fille lundi 10 octobre, aux alentours approximatifs de 18h57. Je ne sacrifierai pas à la tradition impudique de te donner sa taille et son poids au gramme près, mais sache que son IMC est normal, qu'elle a 10 doigts aux mains et aux pieds et qu'elle est d'une beauté époustouflante aux dires unanimes de son père, sa mère, ses grands-parents et quelques sages-femmes du service de nuit. 

Cela fait donc un peu plus d'une semaine que Mamerveille illumine notre quotidien à Tendrépoux et moi. On m'avait dit que ça révolutionnait la vie, je me doutais que rien ne serait jamais plus pareil, mais je ne m'attendais pas à la baffe émotionnelle que j'ai prise. Je suis déjà complètement accro à ma fille. En véritable junkie, je passe mes journées à la regarder, la sentir, la tenir tout contre moi, à lui faire des bisous dans son petit cou tout chaud et à m'émerveiller de la moindre mimique, du moindre soupir qu'elle pousse dans un sourire béat de contentement.  

Pour t'énerver un peu plus, je pourrai ajouter que mon accouchement a été l'un des plus beaux jours de ma vie. Je sais, c'est complètement cliché mais c'est la vérité. Bon ok, sans péridurale je t'aurais probablement dit que j'aurais souhaité décéder mais heureusement, la médecine moderne te permet de mettre au monde un enfant sans avoir l'impression qu'on te retourne de l'intérieur comme un gant. Certes, quand l'effet de l'anesthésie se dissipe tu as un peu l'impression d'avoir été passée à tabac par le XV de France mais, la nature étant bien faite, tu es tellement occupée à  t'esbaudire devant ta progéniture que tu passes outre la douleur. 

Je suis donc maman depuis 8 jours. Avec tout ce que ça implique: l'inquiétude nouvelle que quelque chose arrive à Mamerveille, l'amour inconditionnel que je lui voue déjà, l'impossibilité physique d'être éloignée d'elle plus de 10 minutes, la fatigue que l'on ignore parce que chaque seconde auprès d'elle vaut toutes les siestes du monde, la fusion de l'allaitement, le sentiment vertigineux d'être responsable d'elle pour toujours, la bulle d'amour rose bonbon dans laquelle Tendrépoux, Mamerveille et moi nous sommes voluptueusement enfermés. 

Alors je te prie d'excuser par avance mon absence momentanée de la blogosphère, le temps que nous trouvions tous les 3 notre rythme, entre tétées, nuits hachées, et décryptage du mode d'emploi de cette enfant qui est déjà, pour citer S. Meyer, cette grande romancière du 21ème siècle, "my own personal brand of heroine". 

Posté par Titcheur à 20:38 - - Commentaires [100] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,