05 décembre 2009
Challenge 1 : 24h dans la peau d’un homme…
Cher lecteur, ton imagination si débordante qu’elle en est presque perverse a été mise à contribution cette semaine puisque je t’ai demandé de me trouver une idée aussi originale que farfelue pour mon prochain billet. Devant l’enthousiasme suscité par ce concours, j’ai décidé que je piocherai dans tes suggestions de temps à autre.
Mais aujourd’hui, c’est Marine (oui encore elle, que veux-tu, elle a été la première à réagir) qui a eu l’idée géniale quoiqu’un peu bizarre de me défier sur le sujet suivant : "Que ferais-tu si tu étais un homme pendant 24h ?" Tu me connais, je suis pas du genre à me défiler donc aujourd’hui, et avec l’aide inestimable de mon mari préféré, je te ferai partager les doutes existentiels, moments de solitude, grandes satisfactions, petits tracas, etc, qui font de nos hommes ce qu’ils sont… des femmes pas comme nous.
7h30 : le réveil sonne. Pour la première fois de ma vie j’ai une érection. Marrant. Je me tourne vers ma femme et lui fais un bisou dans le cou (on sait jamais, mon RER n’est qu’à 8h45, j’ai le temps pour un quicky). Elle grogne un "Mmmph ?" peu convaincu, se retourne et se rendort. Tant pis.
7h35 : il faut que je fasse pipi. Je commence à m’asseoir puis me ravise. Je lève la lunette. Merde, j’ai toujours cette érection… Si je fais pipi, je vais repeindre les murs. Comment faire ? Je pense aux impôts, à Raymond Domenech, à Roseline Bachelot. A y est. Je vide ma vessie et rabaisse la lunette (je sais à quel point ma femme appréciera !).
7h40 : après une bonne douche où j’ai pu réaliser que les poils du torse moussent avec le savon, je me rase la barbe. Aïe ! Je suis pas doué, je me coupe. Je mets des bouts de PQ rose un peu partout sur mon visage tailladé comme j’ai vu faire mon Pôpa quand j’étais petit. Un peu l’air d’un con, mais quand même assez fier de ce premier succès en tant que mâle…
8h : j’enfile mon costard. La classe. Zut ! Je sais pas faire un nœud de cravate (oui, je suis un homme depuis pas longtemps). Tant pis. De toutes façons, mes élèves se seraient foutus de ma gueule si j’étais arrivé habillé comme une princesse un consultant.
8h45 : je suis dans mon RER. Je m’aperçois avec joie que je ne suis plus à hauteur de l’aisselle de mes voisins, mais que je dépasse tout le monde d’une tête (oui, je fais 1m90). Ma voisine de trajet me regarde et fait une drôle de tête. Quoi, j’ai oublié quelque chose ? Pourtant j’ai enlevé les bouts de PQ avant de partir, j’ai mis du déo, je me suis même brossé les dents et j’ai mis du parfum. Merde ! Le parfum ! Par habitude, je crois que j’ai mis mon "Lolita Lempicka" de tous les jours. Pas étonnant qu’elle grimace la dame : vanille/patchouli + aftershave, ça doit pas sentir super bon…
9h : arrivé au lycée. Premier cours avec mes élèves de Seconde R (comme Racailles). D’habitude, en femme, ma frêle voix a du mal à porter et je finis souvent la journée aphone. Là, est-ce l’effet de ma nouvelle voix de baryton testostéroné ou mon mètre 90 qui en impose, mais un silence respectueux s’installe dès que je lance un "Hello everyone ! Sit down and shut the fuck up ! " Intéressant…
10h30 : c’est la récré. Je remarque pour la première fois que ma collègue de Maths est super bien roulée. Celle d’EPS aussi d’ailleurs. Hmm… je note mentalement les messages que mon pénis m’envoie.
12h : fin de la journée de boulot. Oui on est mercredi. Pourquoi quand c’est un homme qui dit qu’il a fini sa dure journée de labeur à 14h tout le monde se dit que c’est un branleur sans ambition alors que quand c’est une femme, on pense immédiatement que c’est pour pouvoir s’occuper de ses gosses qu’elle fait ce job ? Je suis victime de sexisme. La lose.
13h : je déjeune avec un pote. On parle foot, boulot, bagnoles. On achète l’Equipe et on dépiote les news concernant l’équipe de France. On parie qu’on gagnera la Coupe du Monde contre ces salauds de Ritals 4-0. On fustige Domenech. On trouve qu’Anelka est une chèvre qui sait pas centrer. On reprend une bière. Je dis que je changerai bien de voiture. On court acheter Auto-Moto. Y a un spécial cabriolets.
15h : mon pote part précipitamment en marmonnant quelque chose à propos de se faire licencier par son boss hystérique. Il est pas prof, lui. Je file à la salle de sport entretenir mon nouveau corps d’Apollon. J’enfile mon short en lycra spécial "maintien renforcé" et mon Tee-shirt technique qui moule mes abdos et m’installe aux machines. Je sue en regardant mes muscles bandés (oui, c’est comme ça qu’on dit). Je jette des coups d’œil en biais aux demoiselles qui papotent sur leur vélo de salle réglé sur le niveau minimum. Je note que celle de gauche a les seins refaits. Mon pénis tente de me dire quelque chose mais je fais la sourde oreille. Je suis marié et ma femme n’est pas en silicone, elle.
16h30 : je vais chercher les enfants à l’école (quoi ? Si je dois m’imaginer être un homme, j’ai aussi le droit de dire que j’ai 3 enfants : Jean-Albert, Alphonse et Mauricette, la petite dernière). Je suis le seul papa. Je note que les mamans sont jolies, mais moins que ma femme tout de même. Une fois à la maison, je fais goûter les enfants, leur fais faire leurs devoirs et en profite pour faire un brin de ménage avant de préparer un bon bœuf bourguignon pour ma chérie qui rentrera tard, elle a une réunion client à 21h. Oué, je suis un homme moderne.
Alternative plus réaliste : Je vais faire un peu de shopping. J’ai un besoin impérieux de nouveaux pneus pour mon VTT. J’entre chez Décathlon. J’en ressors avec des pneus neufs, une nouvelle tenue de sport, une paire de skis, un rameur de maison, et un cardio-fréquencemètre. Mais j’avais vraiment besoin de tout ça, elle se rend pas compte ma femme, ça a des besoins un mec.
19h : c’est l’heure de l’apéro. Je rejoins des copains dans un bar. Je commande une pinte de Guiness. Oui j’ai le droit d’être un gros porc. On fait un concours de rots. Je gagne. On re-parle foot. On recommande une pinte, ou deux, je sais plus.
20h : 6 pintes en une heure. Même pas mal. Je sors du bar. Je vomis.
20h30 : j’ai repris le métro pour rentrer mais comme je me suis endormi dedans, j’ai raté ma station 2 fois. J’arrive enfin à la maison, le teint verdâtre, l’haleine aussi légère qu’un jour de marée basse dans le port de Pornichet. Ma femme me demande ce que j’ai.
- Oh, je sais pas, je pense que je couve une gastro ou peut-être un cancer du côlon, je sais pas, je me sens pas bien.
Je pue la bière. Elle me grille, mais, gentille, elle joue le jeu.
- Tu veux que j’appelle un médecin ?
- Nan, c’est bon. Je vais prendre un Alka Selzer et ça ira mieux. Tu peux me faire des pâtes à la carbonara ?
- Si tu as mal au ventre, vaut peut-être mieux du riz nature ou du bouillon.
- Euh…. Non, ça va déjà mieux en fait. Et puis, j’ai envie de pâtes. Avec beaucoup de crème et de gruyère. Je crois que, dans mon état, il serait préférable que je mange un truc qui me fasse envie… Enfin, si j’ai assez de forces…
21h30 : j’ai englouti 500 grammes de pâtes. La bière ayant été épongée, ça va beaucoup mieux. Je reprends un peu de fromage avec mes chips et demande à ma femme d’aller me chercher le pot de Nutella. J’ai le droit, je prends pas de gras, je suis un homme. Je goûte les chips trempées dans le Nutella. C’est pas mal.
22h30 : ma femme et moi allons nous coucher. Mon pénis est au garde-à-vous et prend le commandement sans me demander mon avis.
22h35 : je m’endors, béat. Quoi ? C’est ma toute première journée en tant qu’homme, fallait pas t’attendre à beaucoup mieux ! Je suis très fier de Roger moi (oui, j’ai donné un petit nom à mon compagnon à poils…).
7h30 le lendemain matin : je suis redevenue une femme. Quand mon mari se tourne vers moi pour me faire un bisou dans le cou, je ne grogne pas mais éteins la radio et lui demande : "Alors, comment va Roger ce matin ?"
03 décembre 2009
Challenge...
Bon, on se moque pas, j'essaye d'exploiter au mieux ce petit lien que j'ai mis en haut à droite (à savoir, la fan box de Facebook) et en plus de rendre ma page Facebook un peu plus interactive en lançant un petit concours-challenge. Je te laisse le découvrir là.
Si tu n'es pas sur Facebook, lecteur soucieux de ta vie privée, je referai un autre concours très bientôt directement sur le blog.
J'attends vos défis avec impatience!
Peut mieux faire…
Aaaah le mois de décembre ! Le mois de toutes les féeries, de la préparation de Noël, de l’anticipation de la prochaine année, des bonnes bouffes en perspectives, des vacances aussi… Mais avant tout cela, dans la vie d’un titcheur, il y a les CONSEILS DE CLASSE du 1er trimestre.
Une ou deux semaines où tu rentres super tard (oui, 21h pour un titcheur, c’est tard, tout le monde n’est pas consultant, d’ailleurs le mien a encore bossé jusqu’à minuit hier soir, je vais finir par plastiquer son ordinateur), où tu dois calculer tes moyennes sans te planter, où tu remplis tes bulletins en essayant de varier les appréciations mais aussi où tu peux te lâcher un peu sur tes classes.
Le plus amusant, tu t’en doutes bien, ce sont les appréciations que tu apposes sur le bulletin, sentences définitives sur les résultats de l’élève que tu te dois de soigner aux petits oignons si tu veux bien faire passer certains messages. Aujourd’hui, en exclusivité, Titcheur te dévoile le sens caché des appréciations les plus courantes :
"Résultats insuffisants. Machin doit se mettre au travail et être plus attentif en cours."
Comprendre : Notes vraiment pourries. Machin n’en fout pas une et passe ses heures de cours à dormir contre le radiateur/jeter des boulettes à ses camarades/envoyer des SMS à ses potes.
"Ensemble beaucoup trop juste. De grosses lacunes qu’il faudra combler par un travail soutenu et régulier. Vous pouvez réussir, ne vous découragez pas !"
Comprendre : Moyenne acceptable, pour un élève de 6ème. Mais pour la Première, c’est encore insuffisant. Il faudrait vous sortir les doigts du cul enlever le baobab qui pousse dans votre main et vous mettre au boulot. N’étant pas plus bête qu’un autre, vous devriez progresser.
"Ensemble moyen. Travail irrégulier et attitude peu propice à la concentration."
Comprendre : Je sais pas comment tu as la moyenne alors que tu pourris mon cours à chaque fois. Si tu pouvais arrêter d’être insolent, vulgaire et bavard, et fermer ta grande gueule, te mettre au travail, tu mériterais peut-être mieux ce 11 de moyenne !
"Très bon trimestre. Elève sérieux, agréable mais un peu trop discret en cours. Il faut participer davantage."
Comprendre : c’est génial, t’as 20/20 en interro de verbes irréguliers, mais faudrait voir à parler anglais aussi. Sans chewing-gum, ce serait mieux. Et ouize zi aksente plize !
"Excellent trimestre ! Elève bilingue, sérieux, travailleur, qui participe bien et dont la seule présence irradie la journée de ses professeurs. Est promis à un brillant avenir. "
Nan j’déconne, on la met jamais celle-là…
Oui, le bulletin est un peu notre espace d’expression à nous les titcheurs. Et certains collègues font preuve d’une verve quasi desprogienne, avec un sens de la formule assez percutant. Tiens, puisque tu insistes, je t’en mets un petit florilège (si un jour j’ose en écrire une comme ça sur un bulletin, promis, je démissionne).
Philosophie : Désert spirituel, attention a l'insolation.
Trimestre sans histoire... ni géographie !
Contrairement aux étoiles filantes: n'a pas brillé lors de ses rares apparitions.
Il a du potentiel, c'est dommage qu'il l'ait laissé à la cave.
Bulletin de seconde : bon niveau.... pour un élève de cinquième.
La plupart du temps dans les nuages, n'en redescend que sous forme de perturbation.
Sèche parfois le café pour venir en cours.
Un vrai touriste aurait au moins pris des photos.
A touché le fond, et pourtant creuse toujours…
Participe beaucoup... à la bonne ambiance de la classe. Se retourne parfois... pour regarder le tableau.
Si tombe plus bas va trouver du pétrole.
Montrons nous donc un tantinet positif : il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard.
A les prétentions d'un cheval de course et les résultats d'un âne.
Veut mieux mais peut peu.
Bon, je retourne à mes notes. Faudrait que je demande à mon ingénieur-consultant de mari de me créer un petit fichier Excel pour calculer automatiquement les moyennes avec les coefficients et tout et tout…
PS: pour agrandir le bulletin en photo, clique dessus!
01 décembre 2009
Complètement taguée!
Avé lector, scriptura te salutat (c'est censé vouloir dire: "Avé lecteur, celle qui va écrire te salue" en latin mais bon, mes cours de latin remontent à loin, très loin, donc tu m'en voudras pas si mes déclinaisons sont pas au poil. Et pis, d'abord, t'es docteur en lettres classiques pour critiquer au moins?).
Aujourd'hui, j'ai été chargée d'une mission sacrée par ma keupine Marine qui a eu la bonne idée de me taguer, là. Tu le sais, je suis novice dans la blogosphère, donc il m'a fallu un certain temps pour comprendre ce qu'elle me voulait.
Gni? Taguée moi? Elle voulait dire "tarée" peut-être... En même temps, c'est pas sympa de le dire à tout le monde, même si c'est vrai... Je fouille dans ma p'tite tête de Titcheur et je me rappelle que "tag" en ingliche, ça veut dire "étiquette" (oué je sais je me la pète). Elle m'a étiquettée alors... ça me dit toujours pas ce que je suis censée faire. Bon, je lui écris.
"Mariiiiiine! Ca veut dire quoi "taguer"? Est-ce que tu es en train de me traiter ou bien?"
"Meuh non, pauvre tâche! Ca veut dire que je voudrais que tu écrives un billet sur le sujet que j'ai évoqué dans mon blog et pour lequel je t'ai taguée."
"Ah ok."
Voilà pour l'historique. Tu comprendras donc pourquoi aujourd'hui je te parlerai de mode. Pour toute réclamation, voir Marine bien sûr...
Donc, Titcheur et la mode, c'est, comment dire, une histoire d'amour compliquée. En gros, je suis assez amoureuse de la mode, mais je ne la comprends pas. Elle change d'avis tout le temps, je n'arrive pas à la suivre, et je fais que des boulettes quand j'essaye de lui faire plaisir. Par exemple, le temps que j'accepte la notion de pantacourt et on en était déjà revenu au legging. Aujourd'hui, je porte des pantacourts (l'été, je n'y arrive toujours pas l'hiver car j'ai froid, il me faudrait un chat pour me réchauffer les mollets, parlez-en à mon mari, pipeuplé), mais de leggings, point. J'y arrive pas, c'est tout. Pourtant j'ai essayé, hein. Si, si, sous la lumière flatteuse et devant le miroir déformant d'une cabine d'essayage. Bah ça me va pas. Ca me grossit les genoux figure-toi. Moi, qui suis peut-être folle de la messe mais certainement pas affaissée du genou!
Bref, tu l'auras compris, mis à part beaucoup de bonne volonté, mon rapport à la mode reste assez abstrait. Attention, je dis pas que je m'habille comme un sac non plus! Mais je dois admettre que faire les boutiques à la recherche de THE accessoire qui mettra en valeur THE petite tunique savamment accordée à THE jean taille basse spécial anti-bourrelet, bah, c'est au-dessus de mes forces. Pourtant, je lis ELLE (bon, ok, je saute systématiquement les pages mode, mais honnêtement, si elles veulent vraiment nous faire porter ces fringues, c'est qu'elles nous veulent du mal à la rédaction). Je vois bien ce qu'il faudrait porter dans l'idéal, mais c'est plus fort que moi, j'aurais l'impression d'être déguisée si je portais le dernier look du moment: legging en cuir, cuissardes, et tee-shirt clouté pour le côté rock.
Franchement, tu me vois débarquer en cours accoutrée de la sorte???
Toi, lectrice, serais-tu prête à t'exhbier publiquement dans cette tenue (les soirées déguisées ne comptent pas)?
Et toi, lecteur, serais-tu partant pour troquer ton confortable slip kangourou pour ces sous-vêtements beaucoup plus tendances ?
Je ne mentionerai même pas les prix aberrants de ces nippes qui seront passées de mode dans 3 mois. Avec leurs dossiers spécial mode intégralement conçu en partenariat avec YSL, Stella McCartney ou Chanel, ils me font doucement rigoler. Heureusement, ils pensent parfois au porte-feuille de la ménagère moyenne et proposent des alternatives "abordables" pour les "basiques" must have: Maje, Isabelle Marant, Sandro, Zadig et Voltaire... Que des marques à 150 Euros le débardeur en cachemire (le concept? Soit tu te les cailles en hiver, soit tu cuis en été. Oué mais t'es fashion!)
Sont mieux payés chez Elle qu'à l'Education Nationale apparemment...
Et puis cette manie de nous harceler avec le it-bag qu'il faudra assortir aux it-shoes pour être une vraie it-girl...
Je te distribuerais des it-gnons moi...
Donc, moi concrètement, je mise sur le classique passe-partout. Quand on m'offre des fringues fashion, je suis très contente et même que je les mets. Mais moi toute seule, je n'arrive pas à faire de shopping. Quand j'entre dans une boutique, rien que l'idée de devoir me frayer un passage parmi toutes ces femelles en chasse, trouver ma taille, faire la queue pour essayer la chose, me désaper, enfiler le machin (surtout si c'est un slim ou un truc moulant que t'as pas pris à la bonne taille), me regarder dans la glace, le trouver mal coupé/trop grand/trop petit/moche/pas de la bonne couleur, l'enlever, me rhabiller, repartir bredouille... bah ça me fait faire demi-tour direct. Résultat: j'achète jamais rien. Alors oui, ma garde-robe est assez simple, mais en même temps:
-j'économise mes petits sous de titcheur pour me payer des voyages/des gâteaux/des bouquins/des dvds
-c'est mon mari, cette star de la fashion, qui m'offre des nippes sympas car lui, il adoooore le shopping, il sait ce qui me va, et il a très bon goût. Pourquoi lui refuser ce plaisir?
-quand vraiment, c'est plus possible, je me fais une razzia chez Zara et je ressors, 10 sacs sous le bras, épuisée mais heureuse.
Voilà, lecteur, ce qu'il en est de Titch' et de la mode. Queen Mum ne manquera pas de t'expliquer que c'est de famille dans les com', et c'est probablement vrai. C'est un peu génétique tout ça. Moi ma Queen Mum elle m'a pas refilé le virus de la fashion, mais celui du délirium. Chacun son truc. DE GUSTIBUS ET COLORIBUS NON EST DISPUTANDUM.
(Oué, je me fais un trip latinophile en ce moment...)
29 novembre 2009
Titcheur veut un chat !
Est-ce le manque de soleil de ce mois de novembre grisâtre qui me tape sur le cerveau ? Un besoin d’affection exacerbé par les horaires de débiles de mon tendre consultant ? Une façon de détourner mon esprit de mon obsession procréatrice du moment ? Difficile à dire, mais le fait est, cher lecteur, que je prendrais bien un chat.
Oui, tu sais, ce truc à 4 pattes avec des poils, des moustaches, des griffes et des humeurs déstabilisantes. Nan pas Queen Mum, sot, tu veux vraiment te faire suicider dans les commentaires !
Nan, sérieusement, parfois je me remémore avec émotion l’époque où j’avais des chats. Enfin, un à chaque fois mais j’en ai eu toute une succession. C’est bête la propension de ces animaux-là à se faire écraser par des voitures ! Ils étaient tous noirs et s’appelaient tous Spot. D’ailleurs, je soupçonne mes parents d’avoir tenté de nous faire croire que c’était toujours le même chat. On était pas des lumières, mais quand même, on se doutait bien que quelque chose n’allait pas quand, du jour au lendemain, le chat avait perdu 1 kg et s’était fait une tâche blanche sur le pelage...
J’ai toujours adoré la grâce de leurs mouvements, leur impossible sens de l’équilibre, leurs gestes de pattes quand ils se nettoient derrière les oreilles, leurs miaulements attendrissants quand ils veulent te dire quelque chose, leur concentration de grands fauves quand ils se préparent à sauter sur leur proie (un oiseau, une souris, un bout de ficelle, ton doigt de pied…). Et surtout, j’adore quand ton chat bondit sur ton bureau pendant que tu bosses et te pourrit en jouant avec ton stylo qui danse sur des copies imbéciles, en piétinant ces dernières de ses délicats coussinets, en se frottant contre la lampe qu’il fait immanquablement tomber et en glissant sa tête sous ton menton d’un air de dire : « Laisse tomber ces copies idiotes, viens t’occuper de moi, je te laisserai peut-être me caresser le ventre. »
Bon, c’est vrai, il y a aussi quelques traits de caractère qu’il faut comprendre et supporter.
D’abord, un chat, c’est quand il veut, s’il veut. Une caresse ? C’est lui qui décide s’il a envie. Si tu tombes sur un mauvais moment, la sanction est immédiate : la bête se retourne et t’expose son joli derrière, la queue dressée en point d’interrogation, d’un air de dire « Parle à mon c… » Jouer ? Y a des jours où une ombre au mur le fait grimper au rideau (il y a des chats un peu fous tout de même) et des jours où tu peux lui agiter sous le museau un bouchon au bout d’une ficelle pendant 3 plombes sans qu’il daigne t’accorder autre chose qu’un regard méprisant du style « Pauvre tâche, tu penses vraiment que ton jeu primaire m’intéresse ? ».
Et pis, ça change d’avis tout le temps un chat. En général au beau milieu de la nuit d’ailleurs. Sais-tu le nombre incalculable de fois où tu peux te faire réveiller vers 2 heures du mat’ par l’animal grattant et miaulant à ta porte pour entrer dans ta chambre ? Tout ça pour ressortir 5 minutes plus tard parce qu’il s’ennuie. Pourquoi le chat a-t-il toujours envie de jouer avec toi (comprendre : sauter sur tes pieds, griffes sorties, dès que tu bouges un orteil sous ta couette) pile au moment où Johnny Depp allait t’embrasser (Quoi ? Rêver, c’est pas tromper que je sache) ?
Pourquoi un chat qui ronronne se croit-il également obligé de te malaxer les cuisses avec ses griffes ? Pourquoi pense-t-il que le cadavre d’une souris/serpent/oiseau/poupée Barbie, qu’il exhibe fièrement tel un trophée, sera accueilli par autre chose qu’un beuglement de dégoût de ta part ? Et c’est quoi cette manie de faire ses besoins dans les plantes vertes ? De gratter sa litière jusqu’à faire crisser le plastique sous ses pattes ?
Sont un peu cons les chats quand même…
Mais surtout, la question ultime est : comment convaincre mon mari, cet astre, accessoirement super allergique aux poils de chat, que notre couple est mûr pour avoir un chat ?
J’ai pensé aux arguments suivants pour persuader mon homme :
- Si notre couple survit au chat, il survivra à tout
- Quand tu pars faire des loopings en windsurf et que je reste toute seule à la maison, un chat sera un fidèle compagnon sur lequel je pourrais reporter toute mon affection (plutôt que sur Johnny Depp)
- Queen Mum adore les chats et nous le gardera quand on partira en vacances/en week end/faire le tour du monde, etc…
- J’ai pas encore chopé la toxoplasmose. Tu voudrais pas que notre enfant naisse aveugle, père indigne ?
- J’ai des coupons de réductions chez Whiskas
- Ca te fera un cure de désensibilisation gratos
- Si on prend un chat, on prend aussi un chien
- C’est moi qui m’en occupe le lundi, mercredi et vendredi.
- C’est trop môôôôôgnon !
- Si tu préfères, on prend une chatte (rhôôô, ça va, on peut rigoler !)
- On en prendra un qui en est déjà à sa huitième vie
T’en penses ? ça peut marcher ? En attendant, je me console avec Simon’s Cat, le chat le plus kiffant du monde.
27 novembre 2009
Merci du conseil…
Lecteur chéri d’amour. Ça fait un certain temps que je ne t’ai pas bassiné avec mes tentatives infructueuses pour concevoir une mini-Titcheur ou un mini-consultant. Alors aujourd’hui, j’ai décidé de te faire partager ces petites remarques qu’on ne manque pas d’entendre à la minute où ton cher et tendre te passe la bague au doigt.
Tu as d’abord les conseils bienveillants et avisés de ton entourage :
« Alors, c’est pour quand le premier ? » (à la sortie de l’église)
« Tu veux du vin ou je te sers un jus de fruit ? Ah, du vin ? T’es pas enceinte alors ? » (au retour du voyage de noce, avec moult regards en biais sur ton bide. Nan, je suis pas enceinte, j’ai juste abusé des buffets à volonté )
« T’as raison, à 27 ans tu es encore jeune, vous avez le temps, mais ne traînez pas trop tout de même » (sous-entendu tu vas vite périmer ma fille).
Les avis contradictoires :
« Oui mais t’y penses trop aussi, arrête d’y penser, ça viendra tout seul. Mets-toi la tête dans le boulot, tu verras c’est radical. »
« Nan, mais t’es folle, tu bosses beaucoup trop, t’es épuisée, ton corps ne peut pas concevoir dans cet état ! Je te parie que cet été, quand vous serez bien reposés, ça marchera. »
Les spécialistes:
« Tu fais des tests d’ovulation ? Tu fais ta courbe de température ? Tu surveilles ta glaire ? Tu fais le poirier après l’amour ? Tu pries le Seigneur/Allah/Vichnou tous les jours ? Nan ? Bah faut pas t’étonner, si tu mets pas toutes les chances de ton côté… » (sur les forums de femmes enceintes)
« De toutes façons, vu comme tu es partie à fond dans cette histoire de bébé, j’étais sûre que tu aurais des problèmes. Tu veux l’adresse d’un bon psy ? » (la copine "j’te l’avais bien dit")
« Avez-vous réglé tous vos problèmes avec votre mère/père/neveu/frère/chien/prof de CP ? » (le psy)
Les remarques étranges de ma mère : « C’est bizarre parce que, dans la famille, y a pas de problème de fertilité, la preuve, mamie a une sœur jumelle ! »
Ou ses conseils, disons, originaux: « Et un magnétiseur, tu devrais voir un magnétiseur ! Il te fera sa casserole magique et de l’acupuncture. Ça a bien marché pour ta tante ! »
Les histoires qui te remontent le moral :
« La sœur à la collègue à ma cousine a eu la même chose que toi. Nan, elle a jamais pu avoir d’enfant, d’ailleurs je crois qu’elle est en dépression maintenant » ;
« Machine, c’est quand elle a adopté un petit Chinois qu’elle s’est retrouvée enceinte » ;
« Pour ma belle-sœur, ça a mis 10 ans, sans qu’on comprenne pourquoi. »
« Profitez-en ! Quand vous aurez des enfants, plus de grasses mat’ ! » (confession anonyme)
« Ah c’est marrant que vous y arriviez pas, moi, je suis tombée enceinte alors que je prenais la pilule » (une ex-amie)
« En mars, vous aurez la lune en Jupiter, ce qui est très propice à la naissance de jumeaux » (la voyante que tu finis par consulter en désespoir de cause. Nan, ça n’a pas marché, ses prédictions c’était pour mars ou septembre 2009…me suis encore fait arnaquer…)
« Emile-Louis et moi, on a une grande nouvelle à vous annoncer : nous attendons un enfant ! » (des traîtres des amis bienheureux)
Et puis, une fois que tu commences à voir les médecins, ceux-ci ne sont pas en reste non plus…
Il y a les infos contradictoires :
« Vous devriez attendre 3 ans avant de vous inquiéter. »
« Vous plaisantez ma p’tite dame, au bout d’un an d’essais infructueux, on passe aux examens ! »
Les diagnostics au petit bonheur la chance :
« C’est peut-être une dysovulation, essayez Clomid. »
« Ca doit être un manque de progestérone, prenez de l’Utrogestan »,
« Monsieur devrait refaire un spermogramme, les résultats ne sont pas clairs »
« Et si on vous refaisait une hystéroscopie ? »
« On vous a fait un dosage des oestradiols à J2 ? »
« On va tenter les inséminations artificielles, ça vous aidera peut-être… »
« Vous avez l'ovaire d’une femme de 40 ans ! »
« Ah bah quelle belle ovulation ! Je suis sûr que je vous revois dans 3 mois pour la 1ère échographie ! »
« Ah vous revoilà, ça n’a pas marché ? »
« Ah oui tiens, vous avez l’utérus contractile ! ça fait mal ? Vous êtes un peu douillette dites-moi… »
« Bon, les inséminations n’ont pas marché, on va essayer la FIV, on comprendra peut-être ce qui ne va pas chez vous »
« Vous savez, ce n’est pas une science exacte ! ». No kidding….
Voilà cher lecteur les petites phrases assassines, les déclarations péremptoires, les commentaires acerbes, les remarques bien-pensantes, les conseils loufoques mais sincères, les recettes de grand-mère, bref, les réactions humaines que peut susciter un état de nulliparité avancé. Et si j’en crois Marine et Charlie Grogne, c’est pas prêt de s’arrêter !
25 novembre 2009
Noël, J-1 mois
Lecteur, le désespoir me guette, le doute m’habite, l’angoisse me turlupine. Il ne reste plus qu’un mois avant Noël et je n’ai pas encore fait mes cadeaux, alors que ça fait bien 15 jours que les rues sont enguirlandées, les boutiques illuminées, et les publicités pour les Grands Magasins distribuées de force dans ma boîte aux lettres.
Tout Paris semble me susurrer « Dépêche-toi ! Profite qu’il y ait moins de 30 minutes d’attente aux caisses et encore des personnes aimables qui auront le temps d’emballer tes cadeaux ! Dans une semaine, il sera trop tard, tu sueras à grosses gouttes dans des boutiques bondées d’où tu ressortiras au mieux avec un cadeau pourri faute de choix ou, au pire, rien car tu auras renoncé à te battre pour une panoplie Barbie. Tu te retrouveras le 23 au soir à errer dans les rues, à la recherche d’un cadeau, de n’importe quoi en fait qui puisse être empaqueté et mis sous le sapin, et tu finiras par offrir à toute ta famille une brosse à dents neuve et un "Bon pour un cadeau plus tard" pathétique, qui te mettront à dos tes neveux et nièces, voire tes propres enfants, et tu finiras sous un pont, rejeté par ton entourage, bouffé par les regrets et les rats.» Oué, rien que ça. Tu vois qu’elle est tendue comme un string ta Titcheur…
Le pire, c’est que je n’ai aucune excuse ! En tant que Titcheur, j’ai mes mercredis de libre donc que ça à foutre que d’aller claquer ma paye aux Galeries Farfouillettes. Mais bon, moi le mercredi, je médite, je récupère et je me prépare psychologiquement pour la fin de la semaine avec mes Secondes. Accessoirement, je travaille. Si,si, ça m’arrive.
Je vais donc me mettre un grand coup de pied aux fesses et partir en expédition cet après-midi, boussole à la main, carte du métro dans l’autre, et des vivres pour 2 jours au cas où. Je prendrai aussi mon coutelas et comme Rahan, fils de Crao, je le ferai tourner pour qu’il m’indique la voie à suivre. Car cet après-midi, ma mission est essentielle : je dois trouver un cadeau à mon adorable nièce de 3 ans.
J’ai déjà feuilleté quelques catalogues et ai été atterrée par le choix complètement sexiste proposé pour les nains.
Aux garçons les panoplies de pompier, policier, super héros, pour développer leur confiance en eux pour quand ils seront chefs/présidents/patrons... 
Les jeux de construction pour développer leur créativité et leurs capacités d’abstraction pour quand ils construiront leur propre maison bio de leurs mains, tels des Charles Ingalls du 21ème siècle...
Ou encore les jeux d’éveil pour développer leurs facultés cérébrales pour quand ils seront avocats/médecins/consultants…

Les filles, elles, ont le choix entre les jeux de marchandes pour quand elles seront caissières chez Mammouth...
Les cuisinières/aspirateurs/fers à repasser/serpillières pour faire comme maman (soupir de désespoir)...
Les déguisements de princesses avec trop de rose, trop de perles, trop de strass, pour croire au Prince Charmant et être bien dégoutées 20 ans plus tard quand elles se rendront compte que, comme le Père Noël, il n’existe pas… 
Ou les poupées de toutes tailles qui ont parfois des têtes à faire peur, et qui sont censées éveiller dès le plus jeune âge l’instinct maternel de nos filles et leur donner envie de se reproduire à 15 ans. 
Donc moi, en tant que tante (et future marraine) de cette adorable enfant, que suis-je censée faire ? L’avilir dès à présent dans des rôles d’un autre âge en lui offrant l’aspirateur magique rose à paillettes ? Lui offrir un casque de chantier et une perceuse en lui disant « Eclate-toi, et si tu es sage, je t'offre une mini-pelleteuse pour ton anniversaire » ? L’enrôler en l’inscrivant aux "Chiots de garde" (bah oui, les Chiennes de garde pour les petits) ? Je pourrais aussi botter en touche et lui offrir un bouquin en ingliche pour faire genre ma nièce elle va être trop bilingue grâce à moi… Tiens, c’est pas con, ça.
Bon, tu le vois lecteur, une grosse journée m’attend aujourd’hui. Et encore, j’ai pas réfléchi aux cadeaux à offrir aux adultes de la famille. D’ailleurs, si tu as des idées, je suis preneuse !


