pregnancy-test

Alors c'est vrai, tu es bien là. Si j'en doutais encore tes petits coups de pied me le rappellent constamment. Mon deuxième bébé, mon deuxième miracle. On pourrait croire que je suis rodée, que j'ai déjà vécu tout ça, qu'une deuxième grossesse est plus banale. Et pourtant... 

 

La première fois, on a attendu 4 ans. La deuxième fois, on a quand même patienté 2 ans. 

 

La première fois, on a tout essayé (tests d'ovulation, acupuncture, ostéopathie, inséminations, FIV, vaudou, prières à la Vierge…). La deuxième fois, on s'est directement tourné vers ce qui avait déjà marché (le sacrifice de chatons un soir de pleine lune, la FIV). 

 

La première fois, on a du essuyer 7 échecs en PMA. La deuxième fois, seulement 2. 

 

La première fois, Dame Nature n'a jamais rien voulu savoir. La deuxième fois, il faut croire qu'elle a eu pitié. 

 

La première fois on m'a dit et répété "ça viendra quand tu arrêteras d'y penser". La deuxième fois aussi. Je n'ai pourtant jamais arrêté d'y penser dans les deux cas. 

 

La première fois, j'ai détesté les gens qui me disaient que "ça finira par marcher tout seul". La deuxième fois, encore plus. Car ce n'est pas parce qu'on a eu un méga coup de bol entre 2 FIVs que ça fait de nous des gens soudainement hyper fertiles. 

 

La première fois, j'ai fait un test de grossesse sans y croire. La deuxième fois aussi. 

 

La première fois, j'ai pleuré de joie (et d'incrédulité un peu aussi) quand la petite croix bleue est apparue. La deuxième fois j'ai hurlé de bonheur (et d'incrédulité un peu aussi). 

 

La première fois, Tendrépoux n'a pas compris ce que la petite croix voulait dire. La deuxième fois non plus. 

 

La première fois, j'ai fait 3 tests supplémentaires, juste pour être sûre. La deuxième fois aussi. 

 

La première fois, j'ai été très fatiguée mais je n'ai eu aucune nausées. La deuxième fois, j'ai été très fatiguée et j'ai été malade comme un chien. 

 

La première fois, j'ai eu des envies de cornichons à l'aigre douce. La deuxième fois, aussi, mais seulement trempés dans du Nutella. 

 

La première fois, j'ai du investir dans des fringues de grossesse au bout de 3 mois. La deuxième fois au bout de 3 semaines… 

 

La première fois, je pensais que le masque de grossesse était une vieille légende urbaine. La deuxième fois je me tartine la face d'indice 50, même en plein hiver. 

 

La première fois, je n'ai (presque) pas bu une goutte d'alcool, j'ai bien fait cuire ma viande, lavé ma salade 8 fois, évité le fromage au lait cru, la charcuterie et réfréné mes envies de sucré. La deuxième fois, je fais (presque) autant attention, mais je confesse avoir dégusté une belle côte de veau un peu rosée, m'être empiffrée de viande des grisons lors de la raclette de la semaine dernière chez des copains, de ne laver ma salade que 7 fois et d'être un peu plus indulgente avec mes envies de Twix à 11h du matin. 

 

La première fois, j'ai vaguement essayé de maintenir une activité sportive (marche, natation, cuisses-fessiers). La deuxième fois, j'assume (mal) ma paresse physique en me promettant chaque semaine de m'inscrire au yoga prénatal. Mais franchement: Who am I kidding?

 

La première fois, je siestais allègrement tous les jours, grasse-matinais le ouikènde et j'avais le teint épanoui d'une femme enceinte reposée. La deuxième fois, j'ai une enfant de 2 ans (t'ai-déjà parlé de Mamerveille, cet angelot tombé du ciel?) qui se réveille vers 6h30 le matin, un boulot très prenant à la fac et des soirées occupées à comparer les carrelages de salle de bain (je t'expliquerai) jusqu'à pas d'heure. J'ai donc la mine aussi éclatante qu'une endive fanée. 

 

La première fois, nous avons préparé minutieusement la chambre de notre bébé, acheté tout le nécessaire de puériculture en veillant à bien prendre un lit sans paraben, des bodies à 3 vitesses et des biberons 100% bois de Norvège. La deuxième fois, on recycle tout (la table à langer sans bisphenol A, la poussette hypoallergénique et les jouets en coton bio). 

 

La première fois, j'ai perdu les eaux un lundi matin à 7h après une bonne nuit de sommeil contractions. La deuxième fois, je prie pour ne pas accoucher avant notre déménagement, prévu 15 jours avant mon terme (oui on est des warriors chez Titch). 

 

La première fois, j'ai même pas eu mal (merci la péridurale). La deuxième fois, on verra bien (mais j'ai déjà prévu de quoi soudoyer l'anesthésiste). 

 

La première fois, nous étions deux à attendre ce bébé. La deuxième fois, nous sommes trois et Mamerveille est au moins aussi excitée que nous. 

 

La première fois, j'ai fondu d'amour à la seconde où j'ai vu ma fille lors de la première échographie (à 6 semaines de grossesse). La deuxième fois, je suis déjà gaga de mon (ou ma?) petit(e) Zlatan (seule explication plausible aux coups de latte que je me prends quotidiennement) (mais on l'appellera pas comme ça je te rassure) (même si Tendrépoux insiste encore). 

 

C'est ma deuxième fois, tout est familier mais tout est différent. C'est ma deuxième fois mais chaque jour reste unique et extraordinaire. Une seule chose reste absolument identique: l'amour inconditionnel que je voue déjà à ce petit être qui pousse tranquillement en moi. 

 

Attention! Ce billet bien gnangnan est garanti 100% hormones et a été sponsorisé par les Laboratoires Cervolax.