C’est la semaine de la rentrée. Bizarrement, je n’ai jamais été plus proche du petit-suicide que cette année. 

petit suicide

 Tout ce qui pouvait partir en sucette est parti en sucette. 

La semaine dernière, je peinais à recruter des profs pour remplacer des désistements de dernière minute. 

Cette semaine, je dois fermer des groupes et annoncer à des profs qui ont passé des jours à préparer leurs cours que, finalement, ça va pas être la peine de se déplacer. Les étudiants de ma faculté ne veulent manifestent pas travailler le vendredi après-midi et ont donc déserté tous les cours qui étaient placés ce jour là. Il faut croire qu’ils préfèrent être en weekend le jeudi soir et s’entasser à 35 dans leurs cours de langue plutôt que de travailler dans des conditions décentes. Et après je reçois des commentaires du style « Vos cours sont trop nuls, on progresse pas et on est trop nombreux en cours donc on peut pas parler à l’oral ».  

rolling eyes

Ce semestre il est impossible de trouver une salle libre le jeudi après-midi. Là, pour le coup, tout le monde veut faire cours ou venir en cours. Je me retrouve donc avec la salle la plus pourrie du monde avec des tables tellement serrées que pour mon cours d’interprétation théâtrale, ça va être compliqué et du matériel défectueux (j’ai l’image mais pas le son). 

great

Je ne sais pas si c’est la fatigue, le surmenage ou l’alcool, mais j’ai multiplié les boulettes en organisant le planning de mes 99 collègues. Du coup, il m’est parfois arrivé d’oublier de prendre en compte la demande d’un enseignant de modifier un créneau, ou de placer 2 fois un prof sur un même créneau. Heureusement, cela représente 2% des cas mais ça créé un vieux coup de stress sur le moment. 

come on

Je suis à deux doigts d’aller acheter 2 packs de Gervais au fruits donc, mais dieu merci, il reste une chose qui me pousse à y croire encore: mes étudiants choupi avec qui j’ai commencé mes premières séances cette semaine. Y a pas à dire, quand tu rentres dans ta salle de cours et que tu la quittes le sourire aux lèvres, c’est que tu es au bon endroit.

pleased