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Si tu lis ce blog régulièrement, genre depuis sa création il y a bientôt 7 ans, il ne t’aura pas échappé que l’année dernière à la même époque, c’était un peu la lose chez les Titcheur. Pour te la faire courte, je passai mon été alitée à compter mes contractions en serrant les ovaires très fort dans l’espoir de ne pas accoucher prématurément de ma puînée (qui, rappelons-le, est finalement née à 4 jours du terme) (oh the irony!). Pendant ce temps, Tendrépoux goûtait les joies de la parentalité célibataire en vacances avec les 2 « grandes » (3 ans 1/2 et 18 mois à l’époque). Il rentra épuisé, cerné et le pied cassé (aucun rapport) tandis que je tentais la méthode Coué en postant des photos de mes pieds dans la litière du chat sur Facebook. La lose totale quoi. 

C’est dire si, cette année, nous avions de grosses attentes quant à nos premières vacances à 5. Et nous n’avons pas été déçus. 3 semaines entre la Bretagne et le sud de la France, tous les 5 ou avec des amis ou de la famille, voilà ce que ça donne des vacances avec 3 enfants de moins de 5 ans (4 ans 2/3, 2 ans presque 1/2 et 10 mois pour être précise). 

La première chose à faire pour être sûr de passer de bonnes vacances, c’est d’être réaliste quant à ce qu’on peut faire lorsqu’on part avec 3 enfants si jeunes. Donc une fois qu’on a bien intégré que les soirées trop arrosées qui se terminent à 4h du matin, les grasses matinées, la plage entre 12h et 16h, le farniente, le petit verre de blanc avec les huîtres qui vont bien à 11H sur le marché, l’apéro dans le bar sur-bondé à la sortie de la plage et la lecture d’un roman ne sont pas envisageables, on pourra profiter des choses qu’on PEUT faire. 

Comme on est de vrais warriors avec Tendrépoux, nous avons même commencé nos vacances avec Marine (d’Une Chambre à moi) (si tu ne connais pas, tu vas là et tu lis) (et puis tu reviens finir ce billet) (faut pas déconner non plus) et Jean-Chou et leurs 3 enfants de 8 ans, 6 ans et 2 ans 1/2. Ouais, 1 semaine avec 6 enfants. Je te raconte pas la logistique. N’empêche qu’on a assuré comme des bêtes et qu’avec une organisation de folie, on a pu profiter à fond de nos vacances tous ensemble. 

Alors oui, il y a un maximum de logistique: préparer les repas de 6 gosses affamés après la plage, les déballer, les doucher, arriver à les coucher, c’était du boulot. Mais franchement, on s’est répartis les taches et ça a très bien fonctionné. J’ai même trouvé que c’était plus cool que le reste de l’année où je m’occupe tous les soirs de mes 3 filles toute seule. C’est dire. 

Les 3 plus grands se sont super bien entendus: ils ont inventé tout un tas de jeux, ont fabriqué une maison pour les fées dans le jardin, et étaient tellement heureux d’avoir le droit de veiller et de faire la fête qu’ils se montraient obéissants quand nous leur demandions quelque chose. La petite dernière a juste été transparente (Royal Baby est le plus choupissime bébé du monde) (objectivité maternelle). Elle a suivi sans broncher tout ce beau monde dans toutes les activités entreprises. N’a jamais râlé sur la plage, même quand elle avait du sable plein la bouche. Seules les 2 petites de 2 ans ont fait quelques étincelles: deux centres de l’univers qui se côtoient d’aussi près, forcément, ça peut faire du bruit.  Nous avons un peu passé la semaine à compter les points entre les « C’est à moi ça ! », « Non à moi! ». Cela ne nous a pas empêché de multiplier les activités (plage, marches sur la côte sauvage, crêpes party, visites, etc) et de refaire le monde en buvant du rosé. 

Le reste des vacances s’est déroulé sur le même rythme. A savoir: se lever tôt (entre 7h et 8h chez nous) (je te raconte pas la grasse matinée de ouf la fois où les enfants ont dormi jusqu’à 8h20) (limite on a cru qu’elles ne respiraient plus tellement ça arrive jamais) (du coup on est allé les réveiller pour se rassurer) (les boulets). 

Aller à la plage entre 9h et 11h30, faire un tour de paddle avec les enfants, nager à tour de rôle pendant que l’autre supervise la construction d’une réplique du viaduc de Millau en sable sur la plage. Nous avons aussi fait des mini-randonnées d’1h avec les enfants qui ont appris à apprécier la marche (bon ok, on avait les 2 petites en sac à dos les 3/4 du temps mais tout de même).  

Déjeuner à midi pétante d’un repas ingénieusement préparé avant le départ pour la plage (tout est dans l’organisation je te dis!). Sachant qu’elles commencent à avoir faim et à le faire savoir à partir de 11h, il vaut mieux que tout soit prêt. 

Puis vient la sacro-sainte SIESTE. C’est important de le souligner car c’est à peu près les deux seules heures de la journée où nous avions un peu de temps pour buller (comprendre: lancer une lessive, débarrasser la table, ranger un peu le bordel ambiant et éventuellement piquer une tête dans la piscine et/ou lire une page de Voici) (enfin « lire », regarder les images)(et s’endormir dessus). 

Le goûter est suivi d’une petite balade sur le port ou d’un tour en vélo ou encore de baignades qui occupent la fin de l’après-midi sans effort. 

Le tunnel 18h-20h n’est pas moins fatiguant en vacances: bain, dîner coucher. Par pudeur vis-à-vis de mes lecteurs nullipares, je ne détaillerai pas ces deux heures là. 

Quand ENFIN les enfants dorment (ou font mine de dormir mais mettent en fait leur chambre à sac) (ce que nous les laissons gentiment faire un peu par démission parentale et beaucoup parce que c’est les vacances merde elles peuvent s’amuser un peu aussi) (en général ça finit dans les pleurs parce que l’une s’est fait mal) (donc en fait on monte 15 fois leur dire de se calmer), quand ENFIN les enfants dorment disais-je, nous pouvons savourer un APERO bien mérité. 

Epuisés par notre journée de fous, le dîner est en général frugal (mais bien arrosé) et c’est sur le coup des 22h que nous traînons nos carcasses rôties par le soleil (après avoir crémé 3 enfants on a un peu la flemme de se tartiner à notre tour) et fourbues d’avoir joué avec les enfants toute la journée jusqu’à notre lit où nous nous endormons sur la page 34 du pavé estival emporté avec optimisme en début de vacances (et dont j’arriverai certainement à bout d’ici 2018). 

Pour résumer, des vacances avec 3 nains c’est fatiguant, c’est beaucoup de logistique, c’est beaucoup (rien que?) des activités adaptés à leur âge, c’est une organisation au cordeau pour ne pas se faire surprendre par ces p*tains de repas qui reviennent toutes les 4 heures, et c’est beaucoup de sport (j’ai du monter l’équivalent de 38 fois la Tour Eiffel en marches d’escaliers cet été). 

Mais c’est aussi des moments privilégiés en famille, c’est voir ses enfants grandir (Maprinchesse est devenue propre en 3 semaines, Royal Baby se met debout, Mamerveille a appris à faire du poney), c’est recharger les batteries côté sommeil (22h-7h, ça fait des nuits plus que correctes non?), c’est finir de perdre ses derniers kilos de grossesse sans effort, c’est profiter à fond des moments pour soi, et se dire avec Tendrépoux que toutes nos galères pour fonder une famille valaient vraiment la peine.