the end is near

La fin approche. Pas la fin du monde, hein, elle a déjà eu lieu le 21 décembre 2012, rappelle-toi. Non, la fin de cette dernière grossesse. Et bien que j’apprécie au plus au point cette sensation de plénitude, de sérénité, d’épanouissement total et de symbiose parfaite avec mon enfant à naître, je ne peux m’empêcher de penser avec envie (*essuie un filet de bave*) à toutes ces choses que je vais bientôt pouvoir refaire. 

Faire mes lacets toute seule. 

 

Voir mes pieds. 

 

Porter Mamerveille et ses 16kg d’amour. 

 

Courir après Maprinchesse avant qu’elle ne percute un mur (cette petite aime courir les yeux fermés, que veux-tu…). 

 

Dormir sans me lever 3 fois pour aller faire pipi. Ah non. J’oubliai…

 

Manger un steak tartare, des sushis, des huîtres et des légumes sales le tout arrosé d’un bon verre de rouge. 

 

Aller courir et avoir des courbatures de la mort (et savoir pourquoi je suis essoufflée) (genre pas parce que je viens de monter trois marches). 

 

Reprendre le yoga et ressentir à nouveau mon corps (et régler mon problème de sciatique et de lombaires) (et accessoirement ne plus avoir l’impression d’avoir 70 ans). 

 

Jeter ce legging de grossesse qui me sort par les yeux mais que je mets tous les jours rapport que c’est la dernière fringue dans laquelle je rentre encore.

 

Préparer un sac de mes vêtements de grossesse chics et classes pour les donner à ma prochaine copine/belle-soeur enceinte (no pressure girls). 

 

Renouveler ma garde-robe (enfin, après avoir perdu mes kilos en trop). 

 

Porter à nouveau des sous-vêtements compatibles avec une vie conjugale épanouie. 

 

Dormir sur le ventre. Enfin, quand j’aurai l’occasion de dormir…

 

Me tartiner la face de crème dépigmentante pour me débarrasser de cette saleté de masque de grossesse. 

 

Boire du vrai café. Et de la vraie bière. 

 

Arrêter de pleurer devant la première niaiserie/pub pour de la lessive/épisode de Babyboom (oui je regarde Babyboom, et les Maternelles, et je vais sur des forums de femmes enceintes pour parler bouchon muqueux si je veux). 

 

Oublier à quoi ressemble le bouchon muqueux. 

 

Avoir des conversations qui ne tournent plus autour des sujets suivants: mon temps de gestation proche de celui des pachydermes, mes « vacances » de cet été, la versatilité de mon utérus ou la notion d’ironie de manière générale. 

 

Mais sinon, ça va hein. Je PROFITE.