internet_addictionHello lecteur! 

Dis-donc, je suis super touchée par tous les commentaires que tu m'as laissés sur mon précédent billet! Quelle imagination! Quelle connaissance de la littérature anglo-saxonne! Bluffée je suis. Et flattée que tu prennes autant à coeur les études de mes chers nains. Puisses-tu en être remercié sur 7 générations. 

Aujourd'hui, je te causerai d'un drame qui me touche directement. Nan, j'ai pas de famille au Japon (Dieu merci). Pire. Je n'ai plus ni téléphone, ni télévision, ni connexion internet. L'horreur. Je te jure. Je te passe les explications vaseuses de mon fournisseur d'accès selon qui j'aurais résilié mon contrat (ben tiens). En fait, France Telecom a unilatéralement écrasé ma ligne, nous privant, Tendrépoux et moi, de tout lien avec le monde extérieur. Nan j'exagère pas, tu sais à quel point je suis technology-dependent

Bref, c'est la catastrophe. Pour te dire à quel point nous sommes affectés, ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai appris qu'un tremblement de terre puis un tsunami avaient frappé le Japon. Et non, je n'avais pas acheté le journal ni écouté la radio ces derniers jours, j'étais trop occupée sur la hotline à 34 cents/minute (les rats!) à essayer de résoudre mon petit problème de riche. 

Me voici donc privée des moyens modernes de communication, et ce pendant "2 à 3 semaines, si tout va bien". Me passer de téléphone fixe? Pas de problème, j'utiliserai mon portable. Vivre sans télévision? A la limite, c'est pas plus mal. Me sevrer des émissions aussi bêtifiantes qu'addictives ne saurait que me faire du bien. Oui, je l'avoue, je suis un peu couch potato sur les bords, accro aux séries télé, capable de regarder la 20ème diffusion d'un épisode de Friends que je connais par coeur voire de regarder Top Chef jusqu'au bout. Je suis ce qu'on appelle un "cas lourd". Donc réapprendre à utiliser mon temps libre à faire autre chose que regarder un écran me semble être une opportunité à saisir. 

Par contre, me priver d'internet, là je dis niet! Survivre sans accès à mes emails, à Google, aux blogs que je lis, à la météo, à mon compte en banque, au site de la RATP, aux pages jaunes, j'en passe et des meilleurs, c'est tout bonnement impossible ma bonne dame. Déjà parce que les gens ne m'envoient plus de lettres, la banque (la Sécu, la mutuelle, SFR, etc...) ne m'écrit plus sur papier non plus pour sauver la planète, je suis infichue de me rappeler par coeur qu'il faut 21 minutes pour faire le trajet Invalides-Abesses en changeant à Madeleine pour prendre la ligne 12, je n'utilise plus de bottin depuis 1998, et bien sûr j'ai besoin d'internet pour préparer mes cours, et accessoirement écrire mon blog. Tu conviendras donc que la situation est tout bonnement invivable. 

Heureusement, j'ai mon précieux. Je t'ai déjà parlé de cet objet de génie, véritable couteau-suisse moderne. Et tu sais que je suis un peu beaucoup geek sur les bords. Je me suis donc débrouillée pour utiliser mon précieux comme clef 3G (y en a là-dedans!) afin de pouvoir, envers et contre tout, continuer à communiquer avec le monde et avec toi. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir. 

Je vais donc pouvoir continuer à te narrer mes aventures titcheuresques, et comme Tendrépoux me fait signe que, ça y est, il va purger les radiateurs de la maison, tu auras peut-être un billet dès demain matin...