bad_smell_ad1Lecteur, je te parlais tout récemment de certains problèmes olfactifs dans ma classe de premières ES. Naïvement, j'avais mis ces odeurs révolutionnaires sur le compte de leurs deux heures d'EPS hebdomadaires, que je supputais précéder mon cours de 15h à 17h. 
Hé ben que nenni! Après une enquête de fin limier (j'ai vérifié leur emploi du temps), je me suis rendue compte qu'ils n'ont absolument pas sport le jeudi. C'est juste qu'ils puent.

Bon alors, ok, pas tous, hein. Mais bon, y a deux ou trois garçons dans cette classe qui ont intérêt à faire connaissance avec un savon dans un futur très très proche sinon leur Titcheur va les vaporiser de Fébreze ou de Canard WC, ça va pas faire un pli. 

Donc avis à Etienne et Sofiane (par charité d'esprit, j'ai tout de même changé leurs prénoms): si vous remettez vos pieds (qui puent) dans ma salle de cours sans vous êtes correctement douchés / déodorisés / parfumés au préalable, vous pouvez directement rentrer chez vous sans passer par la case départ. J'ai passé deux heures à retenir ma respiration quand j'approchais votre table, j'avais les yeux qui piquaient quand une effluve me titillait malencontreusement les narines, donc je vous saurais gré de bien vouloir cesser d'incommoder mon délicat appendice nasal de vos fumets corporels malodorants. 

Et fyi (comme on dit en Ingliche quand on veut se la péter un peu - for your information): 

- une douche par semaine, c'est pas assez. Et non, ne vous inquiétez pas pour la planète! Vous aurez pollué l'atmosphère rien qu'avec votre haleine fétide bien avant de réussir à vider les nappes phréatiques. 

- on ne remet pas trois jours d'affilée les mêmes habits, notamment les sous-vêmements. Surtout quand on a 16 ans, un taux d'hormones qui explose et qu'on joue au basket dans la cour. 

- se laver n'est pas une perte de temps. Vous verrez qu'il est beaucoup moins long de se savonner au Tahiti douche que  de racler sa crasse au pèle-légume. 

- aimer les champignons, c'est bien. En faire pousser sous ses bras, moins. 

Sur ces belles paroles, je te laisse, ami lecteur, je vais désinfecter mes narines et brûler mes vêtements (les odeurs âcres sont particulièrement persistantes).