Pride_and_prejudiceJe te salue bien bas cher lecteur. Aujourd'hui, un peu d'auto-congratulation. Voilà 17 jours que je te délecte quotidiennement de billets aussi poilants qu'inutiles. 17 petites cases dans ton calendrier de l'Avent bloguesque. Pas de chocolats, mais 17 opportunités de sourire, voire de rigoler, en tous cas c'était le but. 

Pas peu fière je suis. Jamais j'aurais pensé trouver de l'inspiration pour écrire tous les jours. J'ai d'ailleurs été parfois plus ou moins bien inspirée, mais rien que le fait d'avoir pondu un billet quotidien du 1er au 17 décembre me paraît être un exploit. 


Mais cessons là l'auto-flatterie, tu pourras continuer à me jeter des fleurs (ou des pierres, si tu en as marre) dans les commentaires. 


Hier, j'ai eu mon dernier jour de cours de l'année 2010. Tu sais la journée où tu finis tous tes cours par un "See you next year!" super énervant, où tes élèves te tannent pour que tu ne leur fasses pas le contrôle ("C'est Noël m'dame!") mais que tu leur montres plutôt un film, où tu t'exécutes parce que tu te sais très bien au fond de toi que de toutes façons tu n'auras jamais le temps de corriger leurs copies avant la rentrée vu le programme des festivités de cette fin d'année et où tu te dis que, quand même, elle est pas mal la dernière adaptation de Pride and Prejudice


 Et puis tu as toujours des conversations privilégiées avec tes élèves dans ces moments là…


- Madame, vous allez manger quoi pour Noël?

- Gni? C'est quoi c'te question? Euh… honnêtement je ne sais pas, c'est ma maman qui va faire la cuisine à Noël!

- Votre maman? (Quoi, elle a une maman? Elle ne sort pas toute moulée de la fabrique de profs???) Oooh, c'est mignon! (tentative pourrie de se rattraper)

- Euh… si vous le dites…


C'est marrant cette propension qu'ont les élèves à imaginer que leur prof est une sorte de robot qu'on débranche le soir et qu'on rebranche le matin de la rentrée et qui dort au lycée, sans boire, ni manger, rangé dans un placard entre les balais et le compteur électrique. Quand tu les croises au rayon PQ du supermarché, ils ont cet air choqué de celui qui réalise que son prof n'est pas juste cet être éthéré qui leur enseigne la poésie romantique anglaise mais que c' est aussi un être humain qui fait caca. 


A demain, ami lecteur, pour un autre rendez-vous intellectuel. 

 

PS: celui qui comprend le rapport avec le titre gagne un billet dédié à son prénom... A vos commentaires!