ManneleJoyeuse Saint Nicolas, lecteur alsacien! Hé oui, en ce lundi 6 décembre, nous fêtons le saint patron de la Lorraine, également fort célébré dans l'est et le nord de la France mais aussi dans divers pays européens dont je te ferai pas la liste, va regardez sur Wiki espèce de feignasse. 


Pourquoi m'intéresse-je à la Saint-Nicolas, te demandes-tu? Hé bien tout bêtement parce que je reviens d'un ouikende à Strasbourg avec Tendrépoux. Je sais, on tient pas en place, mais franchement, Paris en période pré-Noël, c'est pas ce que j'appelle un havre de paix. On y reviendra d'ailleurs bientôt. Bref. 


Reçus comme des rois par des amis de mes parents alsaciens (les amis, pas mes parents), nous avons passé 48h entre marchés de Noël et gastronomie locale. Par un froid très à propos, nous avons déambulé dans les rues illuminées de Strasbourg, entre les méandres de l'Ill et les maisons à colombages, place Kleber ou dans la Petite France, émerveillés par les odeurs de vin chaud la féérie qui se dégageait de la ville. 

Quatre constats se sont imposés à moi au bout d'une après-midi de promenade touristique: 

- Strasbourg, c'est super beau

- ils savent y faire côté décorations de Noël

- il fait froid tout de même

- le froid, moi, ça me donne faim. 


Nous nous sommes donc réfugiés dans un des nombreux Winstub locaux, autour d'une bière de Noël, d'un Baeckeoffe et d'un sorbet arrosé au marc de Gewurtz. Sache, lecteur curieux, qu'au cours de ce ouikende j'ai quand même ingurgité un Baeckeoffe, une tarte flambée, une choucroute, une salade mixte (si tu crois encore qu'une salade mixte est composée de laitue et de tomates, clique sur ce lien) et un nombre incalculable de petits gâteaux de Noël. Oué, tout ça. 

Je te laisse calculer la répartition des calories par repas sur les 2 jours ou le proposer comme problème à tes élèves de CM1 si tu es prof de maths. Ravie de rendre service, entre Titcheurs, c'est bien normal. 


Tout ça pour dire que j'ai fait une découverte majeure concernant cette belle tradition qu'est la Saint-Nicolas, c'est le Männele. 

Gni? te dis-tu certainement, qu'est-ce qu'elle a encore inventé la Titch, elle en a pas marre de fumer du Kougelopf? 

Je ne relèverai même pas cette marque d'ignorance crasse mais t'expliquerai, pour ta gouverne, que le Männele est tout simplement une brioche en forme de petit bonhomme (d'où son nom). Quel est l'intérêt? Mais c'est tout bonnement fantastique! Le Männele révolutionne le concept même de brioche! Un petit bonhomme, c'est juste génial comme idée. Quand tu prends ton petit-déj, au lieu de bêtement décortiquer ta brioche classique (et accessoirement foutre des miettes partout), tu peux démembrer de façon très ludique ton Männele: la tête, les bras, les pieds et enfin le tronc. L'éclate quoi. 

Et puis figure-toi que les boulangers alsaciens sont finauds et ont pensé aux gourmandes comme moi en faisant des Männele aux pépites de chocolat. Hmmm! Et dire que j'en ai ramené 3 pour demain matin!


Si, au terme de ce billet, tu te demandes pourquoi je m'extasie sur une brioche en forme de bonhomme, c'est que tu n'as pas saisi le fait que, au moment où j'écris, j'ai encore un taux de choucroute dans le sang proche de la limite létale. Donc un peu de compassion s'il te plaît, je digère. 

 

P.S: Queen Mom, j'ai du Kougelopf pour toi...