small_journey_to_bethlehemJe te salue bien bas fidèle lecteur. Comme promis, voici le billet neumbeurre ouane de ce calendrier de l'Avent bloguesque. 

Oué je sais, il est déjà 14h mais mon conseil d'administration d'hier a duré jusqu'à 23h30, donc j'ai un peu mis la matinée à émerger, sorry. Mais revenons-en à nos moutons. 


Avant toutes choses, il me semble important de t'expliquer ce que c'est que l'Avent. Non, ce n'est pas juste un calendrier en carton plus ou moins chiadé destiné à te faire ingurgiter une dose indécente de chocolat magnésium quotidiennement, mécréant! Comme je suis sympa et que je ne peux pas m'empêcher de faire ma Ticheur dès que j'en ai l'occasion, je suis allée chercher pour toi la définition à la source la plus fiable que je connaisse: Wikipedia le site de l'Eglise Catholique de France. 


"Avent: Temps liturgique précédant la fête de Noël. Ce temps de préparation à la célébration de la naissance de Jésus est marqué par la symbolique de l'attente et du désir."


Célébration de naissance, attente, désir, ça me parle tout ça. Si quand même, un peu. Bon, moi j'ai pas été pistonnée comme Marie, pas d'immaculée conception pour moi. Et mon Avent perso dure depuis un peu plus longtemps que 24 jours, mais bon, on est pas à 3 ans près. 


Il y a donc 2010 ans, Marie, enceinte jusqu'aux yeux, débarquait à Bethléem pour se faire recenser avec Joseph son mari, qu'elle appelait Jo dans l'intimité (mais ça, y a personne pour le dire). Après avoir doublé tout le monde à la file prioritaire et accomplit ses démarches administratives, elle est probablement allée faire un peu de shopping chez le Bonpoint de l'époque, pour la venue imminente du bébé. Elle devait commencer à trouver le temps long, et se plaignait probablement auprès de  Jo de ne plus arriver à dormir, de ne plus voir ses pieds ou d'avoir des doutes sur le prénom qu'ils avaient choisi pour le petit à venir (Jean-Kévin, pourtant très à la mode à l'époque, n'était subitement plus à son goût). Et puis, avec toutes ces histoires de recensement, elle n'allait pas pouvoir accoucher à la maternité de Nazareth et du coup, n'était pas sûre d'avoir sa péridurale. Bref, comme toutes les futures mamans, Marie devait fouetter un peu à l'idée de mettre au monde le Sauveur de l'humanité -- ce qui, je dois bien l'admettre, devait lui rajouter un peu la pression. 


Alors lecteur, aujourd'hui, en ce 1er décembre, fête de Saint-Eloi (va mettre ta culotte à l'endroit), je te propose d'avoir une pensée émue pour Marie, qui, à cette date il y a 2010 ans, ne savait pas qu'elle aurait pour sages-femmes un âne et un boeuf, et en cadeaux de naissance de la myrrhe, de l'encens et de l'or (alors qu'elle avait mis sur sa liste un tire-lait, un chauffe-bib et un soutien-gorge d'allaitement). La pauvre ignorait également qu'elle et Joseph avaient été suivis par une étoile et que tous les bergers du coin allaient défiler à la maternité, moutons compris, pour venir adorer son nain pendant qu'elle irait soigner sa cicatrice d'épisio comme elle le pourrait (paraît que la myrrhe est aussi une plante médicinale, merci Melchior). Et que, comme pour toutes les mères du monde, il n'y en aurait plus que pour son bébé une fois la grossesse terminée. 

 

Illustration: Small Journey to Bethlehem par J. Brickey.