lechatComme le veut la tradition à laquelle je n'oserais déroger de peur de subir ton éternel courroux, je te présente, lecteur fidèle (les autres vous pouvez courir), mes voeux les plus sincères pour cette nouvelle année 2010.

Lasse de l'insupportable harcèlement de SMS que l'on subit dès 23h57 le 31 décembre (oui, tout le monde n'est pas calé sur la même heure) et autres messages à base de "Bonne annééééééé!" beuglés par un pote bourré sur ta messagerie vers 4 heures du matin, j'ai décidé cette fois d'éteindre l'engin de malheur et de ne souhaiter une bonne année qu'aux personnes qui me faisaient l'honneur de leur présence. En l'occurrence, mon époux, cet astre, puisque nous passâmes le réveillon en tête-à-tête autour d'un plateau d'huîtres arrosé de champagne, je te dis pas le pied.

Eh ben figure toi que ce matin, j'avais à peine 3 textos et 4 emails me souhaitant la bonne année. Je compte pas les e-cartes pop-up intolérables que le moindre site où tu as laissé ton adresse mail une fois alors que tu cherchais un vague truc sur le net (genre l'intégrale de Sacha Distel ou un week-end pas cher dans la Creuse) se croit obligé de t'envoyer. Enfin bref, tout ça pour dire que soit mon entourage est particulièrement bien élevé, soit il passait une soirée trop excellente, soit ça captait pas dans leur trou, quoiqu'il en soit, je suis bien contente que cette mode absurde d'arrêter net une soirée pour envoyer un texto à l'intégralité de son répertoire mobile, alors que t'as même pas attaqué le dessert soit sur le déclin.

Je conçois que les SMS c'était le top du cool dans les années 2000, à l'époque où les téléphones portables ressemblaient à des talkie-walkies et où les opérateurs étaient complétement saturés d'appels aux alentours de minuit, mais franchement ce réflexe quasi-pathologique de tapoter un  frénétique "BON ANé!" à la seconde où résonne le douzième coup de minuit pour être sûr d'être le premier à envoyer ses voeux, au lieu d'embrasser ses partenaires de festivités sous le gui me paraît ridicule sinon grossier.

Je préfère mille fois appeler les gens tranquillement pour leur souhaiter plein de belles choses, voire envoyer des cartes (si, tu sais, ce machin en papier sur lequel tu écris avec un stylo et que tu postes à tes amis). On a jusqu'au 31 janvier pour s'exécuter, pas besoin de s'énerver à minuit une! 

Bien évidemment, la mordue du blog que je suis n'attendra pas jusque là pour te souhaiter, à toi lecteur et à tes proches:

une santé solide (ne choppe pas la grippe A), des joies grandes (un bébé) et petites (trouver 1 euro par terre), une famille unie (comme les Ingalls), des amours passionnées (comme Carla et Nico), des amitiés réconfortantes (un hammam entre copines/un match de foot entre mecs), de l'argent juste ce qu'il faut (un salaire de consultant pour un horaire de prof), des petites réussites (traverser avant que le feu ne passe au rouge) et des grands succès (réussir un soufflé au fromage), de la chance les jours de loto (notamment pour les cagnottes à 13 millions), de la chance les autres jours aussi (arriver à avoir un RER A), un boulot épanouissant (prof en ZEP), des voyages dépaysants (au bout du monde ou de l'autre côté du périph'), des plaisirs sains et simples (Nutella, sexe, shopping, lire mon blog tous les jours etc...) et bien sûr du bonheur à hautes doses.